Edito

La quasi totalité des textes présents sont des RPs de BBS, par conséquent, beaucoup de personnages concernant les articles de Faery, FFO et Aetheir sont les personnages joueurs de membres des BBS nommés.

Les résumés de ce site sont donc des histoires racontées par moi même mais avec la participation de personnes réelles. Et les lieux nommés, hormis pour certaines régions d'Aetheir n'ont pas été créés par moi.

Ceci étant défini, bonne lecture.
Pour en savoir plus sur les BBS en question, la page de mon blog principal "Journal de Briséis" vous fournit les liens necessaires.

dimanche 15 mars 2009

Chapitre Vingt-Neuf - Madame La Directrice HRP

Certaines fois j’aimerai être Madame la Directrice, sa façon nonchalante de se contrecarrer de tout ce qui se passe autour d’elle est le fantasme le plus important que j’ai déversé dans un de mes personnages, Madame la Directrice est parfaite.

Elle est belle, on se retourne derrière elle, elle ne laisse personne indifférent, elle a la classe et la grâce féminine innée et puissante. Elle est intelligente et intéressante, elle sait faire la conversation, elle est avant tout ce qu’elle veut être, avant d’être ce que les autres veulent qu’elle soit. Elle a sa personnalité propre, elle « existe ».

A chacune de ses respirations, le monde retient son souffle propre. Elle est merveilleuse, fabuleuse.

Le seul point commune que nous ayons réellement est la solitude. Nous n’avons personne pour nous pousser, pour nous soutenir, nous encourager, nous aimer ou nous parler. A la différence qu’elle, elle n’en a pas besoin.

dimanche 27 juillet 2008

Chapitre Vingt-Huit - Torture.

J’aimerai… j’aimerai être un cas psychiatrique, j’ai déjà été malade, physiquement, psychologiquement… mais jamais au point psychiatrique. J’aimerai être affalée par terre dans une camisole de force, dans une pièce toute blanche, les bras collés sous mon corps, allongée sur le ventre, shootée au calmant au point que sous ma tignasse de cheveux gras, la joue collée contre le sol, on distingue ma bouche entrouverte et un filet de bave.

Que par un miroir sans teint, les gens que j’ai pu aimer un jour me regarde d’un air de dégoût, déçus, amusés de façon malsaine ou simplement heureux de voir quel déchet je suis devenue.

Que deux infirmiers me relève la tête m’asseyent le dos au mur, en m’enlevant les cheveux humide du visage, et que là, mes yeux perdus dans le flou médicamenteux regardent fixement un point sur le mur. Une larme s’échappant quelque fois de ces derniers. Seule témoin de l’enfer où j’ai plongé, dans les méandres de mon imaginaire, loin du réel, là où les flammes ne sont rien, où ce sont les gens et la perversion dont je suis capable qui m’infligent encore et toujours, les pire sévices, les tortures les plus violentes, celles qui ne marquent pas la peau. Celles qui atteignent directement mon ego.

Là où on me répète mes échecs, mes hontes et mes fautes. Là où je suis responsable.

Et maintenant, ta gueule.

jeudi 10 juillet 2008

Chapitre Vingt-Sept - Faery V1

Dans le château de Forêt Noire n’y a pas un bruit, la nuit est tombée depuis déjà quelques heures sur la Forêt et les Vampires sont de sortie pendant que les Sorciers dorment.

Dans les appartements de la Reine, un petit Kobold est roulé en boule dans le lit royale, sa femme allongée à côté a les yeux grands ouverts. Elle jeta un œil sur son mari endormi près d’elle, calla un oreiller chaud contre lui, remonta les couvertures sur lui et sortit discrètement du lit. Elle enfila sa robe de chambre par-dessus sa chemise de nuit, releva ses cheveux raidis par les coiffures royales au dessus du col, et les laissa tomber jusqu’au bas de son dos.

Arrivée au pied du lit elle jeta un dernier coup d’oeil à son époux, il dormait comme un bébé, elle sourit puis sortit de leurs appartements.

Elle se retrouva dans le couloir, pris une bougie sur un des chandeliers et marcha vers son bureau. En chemin elle entendit des bruits dans le château, sûrement Aegir qui rodait à l’afut d’un nouveau passage secret ou Tam qui faisait un tour pour égorger une servante malchanceuse. Elle ne fit pas attention, le château se protégeait lui-même de toute façon, il était plein de magie de ses prédécesseurs, rien que la dernière en date aurait suffit à immuniser le palais pour les trois prochains siècles.

En chemin Briséis pensa a pas mal de choses, prenant machinalement le chemin le plus long, profitant du silence du Château. Elle était torturée depuis les événement de Comenhora, elle avait beau essayer de se raisonner, la mort de Noguard l’avait affectée plus qu’il n’y paraissait. En y réfléchissant, elle comprenait que même après Lossëliande, elle avait continué à aimer le Nain et à espérer qu’il se libère de l’Orc… Le fait qu’il ait été son premier amour jouait aussi la dessus, il avait toujours sous estimé l’amour qu’elle lui portait. Elle ne pouvait pas en parler à ses maris, de peur qu’ils le prennent mal ou qu’ils lui en veuillent d’éprouver encore de l’affection pour le défunt Nain, après les horreurs commises sous sa forme Orc. Elle se mettait à leur place, si Alexi lui disait qu’il aimait encore Obscurity alors qu’elle avait gâché sa vie, elle aurait été déçue ou perplexe quant à l’opinion qu’elle avait de son époux.

Elle arriva devant la porte en bois, qu’elle ouvrait tous les jours deux fois, et refermait le soir et le midi… la bougie avait coulé sur sa main, formant des perles de cires et une longue traînée. Dans sa réflexion elle n’y avait pas fait attention. Elle s’arrêta devant son bureau, puis continua son chemin, explorant le château qui était devenu sien quelque mois plutôt. Elle arriva à la serre, posa la bougie sur une étagère, et alluma le chandelier, les plans de fleurs et de plantes semblaient en vie, encore un effet secondaire de la magie du château, les fleurs remuaient, elles semblaient murmurer des paroles réconfortantes à l’Herboriste. Un bruit de pas de fit entendre dans le couloir, Briséis ne vit qu’une ombre par la porte entrouverte, sans doute le bruit qu’elle avait fait avait attiré le Gardien du château, elle ne le sut pas, et avança jusqu’aux orchidée blanches au fond de la serre.

Du bout des doigts elle effleura la plus grande, caressant ses pétales, la tentant de lui faire ses confidences de fleurs.

De l’orchidée dans le Jardin…

Et si tu me disais ce que tu en penses toi ?

La fleur semblait regarder la Sorcière, sans bouger ou émettre le moindre son, comparé aux autres plantes dont les tiges se contorsionnaient et dont les fleurs murmuraient. Briséis compris qu’il ne fallait pas s’y adresser mais juste les écouter, elle s’assit par terre, écoutant de son oreille d’Herboriste les murmures autour d’elle.

Elle se réveilla le lendemain matin, couchée dans la serre, à même le sol, une couverture sur le corps, quelqu’un l’avait couverte, la porte était refermée, dans le château son mari, ses conseillers et quelques valets la cherchaient, elle se leva, plia la couverture, la mis sous l’étagère et repartit vers ses appartement, pour se changer en Reine de Forêt Noire avant de rassurer ses proches et vassaux.

Dans l’après midi, elle retourna à la serre, la couverture n’était plus là, de même que la bougie qu’elle avait posé la veille.

Chapitre Vingt-Six - Faery V1

Si je n’ai pas trouvé l’antre de l’Herboriste, j’ai appris quelque notions de la vie d’adulte, à l’heure ou j’écris cette page de mon Journal, je n’ai que 78 ans, dans une vie de sorcière, c’est très jeune, mais on peut se prendre bien plus de coups et apprendre bien plus qu’on ne croit en 60 ans.

L’histoire en trois épisodes racontée à ces deux « inconnus » s’est arrêtée brutalement, j’ai essayé de suivre les conseils de l’homme, j’ai profité de mon foyer, mais mon fils a quitté la maison et s’est marié… et est divorcé aujourd’hui. Mon mari n’est plus qu’un lointain souvenir, et sur mon identité, vous remarquerez que je suis divorcée… Enfin, pendant une quête en Bglaadesh, mon parrain décéda… je perdais tous les hommes de ma vie : mon fils, mon mari et celui qui me rappelait un père. Tam partait, Noguard avait de nouveaux projets que je ne pouvais suivre et Surrend mourrait…

Ces trois événements étant arrivés presque en même temps une longue période de dépression a évidemment suivie… Je suis devenue Conseillère peu de temps après, d’habitude la Reine demande des candidatures, j’ai tout simplement été appelée au château pour obtenir ce nouveau grade. Ça m’a aidé à aller mieux, même si quasiment seule au château à ce moment là, j’étais surchargée de travail, elle m’avait pris pour prendre un peu de repos, pour elle et son autre conseiller de l’époque. J’ai d’ailleurs prit goût à cette vie malgré moi, le château, la bibliothèque surtout et tous les domestiques qui étaient à mon service…

Je ne sais pas si mon affection pour Foret Noire méritait ce poste, mais mon éducation par un Roi me donnait les capacités et l’éducation nécessaire à gérer un peuple, du moins pendant les vacances de ma Reine.

S’en suivit la fameuse guerre de Lossëliande, mon cousin par alliance, le Roi de Bglaadesh m’avait proposé une alliance pour trahir les rebelles cuméens… j’acceptais, je devais conduire le peuple de Foret Noire en Bglaadesh, marcher sur les terres elfiques et, avec les nains, me retourner contre eux. Mais ma régence fut de courte durée, mon collègue conseiller nous drogua la Reine et moi, et m’enferma dans une cellule… d’où je me suis échappée d’ailleurs.

Il prit le pouvoir et nous conduit le peuple et moi en Lossëliande, j’allais servir de mine d’information et de combattante acharnée… Pendant que la Foret Noire brûlait…

Mon Parrain, lui revivait par réminiscences dans le corps d’une muse, et rejoignais le camps de la rébellion… j’ai cru que j’allais le tuer moi-même cette fois.

Je rentrais épuisée et blessée par les combats, je ne pu me reposer il fallait protéger le château et la Foret…en feu.

Je retiens de cette guerre ma capacité de combat, j’aime me battre (pas seulement à la taverne), j’aime monter Délia et sortir mon épée pour trancher de l’ennemi. Et de ma nomination de Conseillère mon amour pour la Foret Noire.

Je suis passée du stade de Gardienne au sein de Faery à Conseillère spécifique d’une région, c’est idiot en soi mais ça a changé quelque chose.

Peu après la guerre, je rencontrais le Roi de Cumà, Alexi, Kobold la nuit et homme le jour, là j’ai rencontré quelqu’un. Quelqu’un de bien. Quelqu’un qui ne s’est pas arrêté à mon visage, ou a mon allure…

« Certes, tu es très jolie, mais j'apprécie ce que tu m'as offert : du rire, de l'écoute, une chance,... Et en plus, tu sais éteindre le feu avec un châle en soie ! Mais j'y pense, il raconte quoi ton chat ? » Je retiens cette phrase, tellement caractéristique du petit Kobold.

Je tiens à préciser qu’avec Darla qui n’arrêtait pas de me miauler qu’elle l’adorait, j’ai pas eu la moindre hésitation, il était petit et vilain ? À l’intérieur c’est quelqu’un de formidable. Il est Haut-Conseiller aujourd’hui, placé au dessus des rois, je suis fière de l’affection qu’il me porte. Un peu trop selon mes proches, mais bon, que voulez vous… La seule fausse note que je pourrais trouvé dans cette relation, c’est son besoin de rester humain, rejetant ainsi une partie de lui. Son expérience près des gens « beaux » lui a peut être donné une mauvaise idée de lui ? Hop ! Mariage ! Le bon !

Après un mandat d’inquisitrice, puis de nouveau de Gardienne, je devenais Reine de Forêt Noire, à la fois étonnée du choix de Llewellynn et du Haut Conseil, et anxieuse à l’idée de devoir gouverner… je prenais ce nouveaux grade en main, m’appuyant sur mon époux, ex roi de Cumà (qui déménagea en Foret Noire), mon Parrain Roi de Mystaurë et ex Roi de Bglaadesh, et sur KayWren mon ancien collègue Conseiller qui révéla sa nature demi elfique et fut couronné Roi de Lossëliande… ainsi que sur mes deux Conseillères Lumare et Wilhelmina et bien évidemment sur tout le peuple de Foret Noire.

60 ans… Le temps passe vite, j’ai appris beaucoup, pas toujours ce que je voulais savoir, aucune nouvelle de ma famille, ou de mon passé… pas d’antre de l’Herboriste, pas de révélation lumineuse, pas de remède à la maledicton… mais j’ai grandit un peu, j’espère donner au peuple de Foret Noire ce qu’il attend pendant mon mandat de Reine et laisser à mon successeur un Royaume stable et de bonne bases (et accessoirement un Château qui ne serait pas repeint en jaune cuméen…).

Chapitre Vingt-Cinq - Faery V1

J’arrivais donc en Bglaadesh, sans rien connaître de mon parrain ni des nains ni de la région. On ne peut pas dire que j’eu avec mon parrain d’avantage de lien qu’avec ma marraine… Bglaadesh vivait une mauvaise période, les nains y été de moins en moins nombreux, et son travail de conseiller ne lui laisser guère de temps pour une pauvre petite sorcière de neuf ans. Dès mon arrivée, j’étais plus grande que lui… et il me prévint qu’on se verrait très peu et que je devais me cacher pour ne pas qu’on connaisse mon existence sur ces terres. Il vivait au palais, le roi actuel avait besoin de ses conseillers auprès de lui, ainsi à neuf ans je prenais mon autonomie quant à tenir une maison, s’occuper de moi-même, de mon éducation (plus ou moins ratée soit dit en passant). Quoi qu’il en soit je n’ai manqué de rien… si ce n’est de paroles et de présence. Pouvais je en vouloir à un nain qui avait beaucoup souffert et qui se retrouver à devoir nourrir et loger une enfant abandonnée ? Non, c’était hors de question. Il venait rarement me voir, mais quand il venait il s’assurait que j’allais bien, et c’était beaucoup de sa part de s’inquiéter de moi en plus de sa région. Mais lorsqu’il venait nous parlions beaucoup, de tout, de rien, jamais de politique ou de mon père, qui avait était son ami. J’aimais les conversations que l’on avait, lui fumant sa pipe sur un fauteuil, et moi assise parterre à broder. Je le vis de venir roi, puis de nouveau conseiller. Un soir où il était chez lui, le roi vint frapper à la porte. Je me cachais immédiatement dans le cagibi… ce fut d’ailleurs pendant les 3 heures les plus longues de ma vie que je me rendis compte qu’il fallait que je fasse le ménage… Noguard était venu s’entretenir avec mon parrain afin de lui laisser une nouvelle, et dernière fois le trône. C’était la première fois que j’entendais mon parrain parler avec tant de passion, il aimait sa région cela ne faisait aucun doute, c’était aussi, sans que je le sache, la première fois que je « rencontrais » mon truc louche tiens ! Enfin, une fois Noguard repartit je revenais dans le salon, mon parrain était assis, il fumait sa pipe les yeux dans le vague, nous eûmes la seule et unique discussion importante me concernant. :

« - Bri ? Tu as mal supporté l’époque où j’étais roi n’est-ce pas ?
- Oui parrain, en effet.
Je m’asseyais au pied de son fauteuil et fixait le même point vague que lui.
- Tu as 17 ans maintenant, bientôt 18 même… Tu pourrais rentrer en Forêt Noire peut être…
- Peut être… Mais ma famille…
- Ils se sont entretués depuis bien longtemps tu sais
Je le regardais étonnée.
- Pourquoi tu ne me l’as pas dit ?
- Et bien… Ici tu étais en sécurité du reste du monde, pas seulement du reste de ta famille, ou de ce qu’il en reste.
- Tu vas remplacer ton roi ?
- Qu’en penses tu ?
- Que je ne t’avais encore jamais entendu parler comme ça, et que tu devais être un bon roi lors de ton premier règne.
- Que vas-tu faire ? Toi ?
- Mes valises et te souhaiter un bon règne »

Aujourd’hui il est roi, il est marié et heureux, et j’ai de ses nouvelles régulièrement de part mon mari… qui n’est autre que Noguard lui-même… Celui qui m’a prit mon parrain m’a donné un époux. Qui l’eu cru ?

Chapitre Vingt-Quatre - Faery V1

Mes parents se nommaient Connor et Selenée, ils étaient tous deux issus de grandes et nobles familles de sorciers réputés bien au delà de la Forêt Noire. Mais ces deux familles s’entendaient très mal et l’union de mes parents leurs valus d’être… comment dire ? Oubliés de leurs proches… Néanmoins, ma mère garda un bon contact avec sa sœur, ma Tante et Marraine : Démélzéa, qui eut une fille que vous connaissez sans doute : ma cousine Cassandra. Bref, la famille de mon père fut encore doublement déçue lorsqu’elle apprit que mon père avait eu une fille et ne comptait pas avoir d’autre enfant… perdant ainsi le nom de cette branche de la famille. Quand à celle de ma mère, la déception fut toute autre, ils voulaient une fille, mais la tradition des prénoms exigeait que le mien commence par P (et celui de Cassandra par un A)…. Ma mère qui n’avait plus vu sa sœur depuis leurs mariages, réussi à mettre au point le plan de dédoubler astralement ma marraine afin de la voir et de lui parler de la rupture de la tradition sans que Hughes ne s’aperçoive de l’absence de sa femme qu’il retenait « prisonnière ».

On peut penser que certaines femmes de ma famille ont de très mauvais goût en matière d’hommes… A part ma mère qui épousa un sorcier, les autres se distinguent : Démélzéa épousa un Barbare, Cassandra un Ogre… qui a été un demi-elfe en plus et finalement comme moi… un nain !

Enfin, reprenons l’histoire où nous l’avions laissée. Ainsi les deux sœurs rompirent le lien magique de la famille… ce qui valu « au premier né de la génération suivante » en d’autres termes : moi, de voir ses pouvoirs maudits. Avec le recul j’admets que je préfère en avoir fait les frais et être détachée de cette famille. Pourtant, mes parents n’étaient pas débarrassés de la famille de mon père, qui, bien plus vaste, continuait de constituer une menace pour ma mère et moi. Il décida de nous emmener dans un village des Terres de Neutralités là où les noms des deux familles étaient inconnus et où deux sorciers pourraient être utiles. Je passais donc les neuf premières années de ma vie dans ce petit Village où ma mère avait quelques amies d’enfance qui nécessitaient sa présence quant à l’art de l’Astrologie. Mon père quant à lui n’était spécialisé en rien, il était bon en tout et aidait les villageois dans divers domaines qu’ils soient ou non magiques. Dès mes trois ans, je fut prise à l’école de sorcellerie de l’Annexe afin d’y faire mon apprentissage, j’y restais jusqu’à l’age de sept ans, âge après lequel j’étais devenue trop dangereuse pour les autres élèves et même quelques professeurs du fait de la malédiction. Ainsi, c’est mon père qui m’apprit le peu de notions essentielles que je connais aujourd’hui et m’aida à réguler le pouvoir involontaire de faire exploser les objets.

Ce fut les neuf années pendant lesquelles je fut choyée et aimée comme une petite princesse… mais le temps du bonheur passe toujours trop vite et la haine de la famille de Connor pour ma mère en eu raison. Un soir où je regardais les étoiles du haut de la colline, j’entendis des cris qui venaient du village. Mes oncles, Tantes et Cousins paternels mettaient à feu et sang le village, je voyait les habitants courir dans tous les sens et le feu prendre… prendre… excusez moi.

Je vis le feu prendre les maisons et leurs habitants au piège, je le vis dévaster le village et tous les habitants : centaures, hippogriffes, lycans, amazones, hommes, femmes, satyre… tous périrent. Tous hors le phoenix. Je reçu de la part de mes parents mourants deux messages magiques : ma mère me dit qu’elle m’aimait de tout son cœur et que je ne devait pas avoir peur, mon père me dit de chercher mon Parrain, un homme, du nom de Lpu8er. Pour mon âge ce genre de message aurait pu avoir un effet dévastateur sur mon organisme, mais au lieu de me tuer, il ne fit que m’affaiblir, c’est ma Marraine qui m’expliqua plutard que c’était en réalité la malédiction qui m’avait sauvée des sorts de localisations de ma famille paternelle et du rejet magique que mon corps de neuf ans aurait du avoir vis-à-vis de ces messages. Lorsqu’il ne resta du village que des cendres, je redescendis de la colline, affaiblit, en pleurs, choquée et dévastée. Je m’assit devant ce qu’il restait de la maison familiale et restait deux jours dans le vague, le temps qu’il fallait à mon corps de ce remettre physiquement et émotionnellement du choque magique et psychologique. C’était aussi le temps qu’il fallait au jeune phoenix pour renaître de ses cendres et me trouver assise et à demi consciente dans les ruines. C’est lui qui prévint ma tante de l’incident, elle se projeta donc astralement encore une fois et apparue devant moi pour la première fois. Elle était belle et ressemblait beaucoup à ma mère, mais bien qu’elle fut plus jeune, le temps avait marqué son visage prématurément, je compris plutard que cela était du au traitements de Hughes. Je me rappelle exactement de ce qu’elle me dit :

« Bonjour Bri, je suis Démélzéa. Ta marraine. » Elle s’assit en face de moi et me regarda « ma pauvre chérie, tu es totalement lessivée » c’est à ce moment que je me rendis compte que j’avais faim et soif comme une damnée. « Bri, chérie, je vais te jeter un sort d’accord, ça ne va pas faire mal ne inquiètes pas » en effet, elle régénéra mon corps et mes pouvoirs, je n’avais plus faim, je n’avais plus soif, je n’avait plus mal, mis à part la douleur d’avoir perdu mes parents. Je lui demandais si elle allait s’occuper de moi, elle répondit que c’était impossible, et Lpu8er m’apprit plutard qu’elle ne voulait pas m’infliger Hughes. « Bri, tu es tellement jolie, tu ressembles à ta maman, à part les cheveux et les yeux, ils sont noirs comme ceux de ton père. » Voilà ce qu’elle me dit entre deux sanglots avant de me prendre dans ses bras et de me serrer fort contre elle.

Je ne sais pas si elle essayait de me consoler ou de se consoler elle-même, mais je me rappelle que je sentais tout l’amour qu’elle avait, pour moi, pour Cassandra, pour sa sœur et pour Connor. Nous avons pleurer dans les bras l’une de l’autre un long moment.

Et voilà que j’ai de nouveau les larmes aux yeux ! Vous mettez ma réputation de sorcière ratée et casse coup à rude épreuve !

Ce fut un des rares moments émouvants de ma vie… et le seul et unique lien que j’ai pu tisser avec ma marraine. C’est elle qui me fit quitter les Terres de neutralités pour retrouver mon parrain et entrer en Bglaadesh. Je lui demandais ce que nous faisions là, mon parrain était un homme, pas un nain. Elle répondit que Connor avait oublié de m’informer des transformations de mon parrain, il avait été homme, vampire, puis nain. Nous arrivâmes donc chez mon parrain, le phoenix l’avait prévenu de notre arrivée. A quelque mettre de l’entrée ma tante me fit m’arrêter et nous cacha, des nains passaient sur le chemin. Elle m’expliqua que mon parrain voulait éviter que l’on sache qu’une sorcière se trouvait en Bglaadesh, d’une part pour ma sécurité vis-à-vis de ma famille, d’autre part parce qu’il ne voulait pas attirer l’attention sur lui pendant les périodes troublée que vivaient sa région. Un fois les nains passés, elle m’accompagna sur la route, me pris dans ses bras une dernière fois et me dit : « Bri, tu vas me promettre, de prendre bien soin de toi et de Lpu8er, d’accord ? », je promettais, la prenais dans mes bras jusqu’à ce que son double s’estompe et me retournais vers la demeure de mon Parrain.

Chapitre Vingt-Trois - Aetheir

III. Une Reine, une lignée.

Depuis toute petite, je montrais un art certain pour l’éducation, la bibliothèque Royale d’Illiam, plus particulièrement les ouvrages du docteur Hector, était à mes yeux, une source d’activité inépuisable. Ma condition d’Héritière, et par conséquent de solitaire, m’intriguait, je lisais donc les exploits et les récits de règne de mes ancêtres, marquant évidemment la frontière entre la Guerre de 1800 ans, et le règne de Blathmaide la Jeune. J’appris plus sur mes aïeux que sur le pays que je gouvernerai un jour, mais à l’époque, ce jour me paraissait lointain, voir irréel.

Tous de grands Souverains, craints et admirés du peuple, même pendant les guerres civiles, lors desquelles mes ancêtres moururent jeunes – plus jeunes en tout cas que la moyenne royale, mais toujours plus vieux que la moyenne de la race humaine, à laquelle notre lignée appartient - et où la terreur régnait. L’attrait de la Royauté d’Occident, sa richesse, sa gloire, son histoire, commençait à grandir en moi , je trouvais dans les livres des prédécesseurs du Docteur Hector, des récits incroyables, bien plus palpitants, que les scénario insipides des romans contemporains, d’auteurs considérés remarquables par notre cours, et les quelques sujets lettrés de notre pays.

Pour moi, il n’y avait que les rapports de guerres, les édits, les discours et les correspondances de guerres de mes aïeux qui représentaient un certain intérêt littéraire. A tel point, que je demandais au fils du Conseiller Royal de feu mon père de m’enseigner l’art de l’épée, et que souvent, lorsque nos père chassaient, chacun sur notre poney, nous faisions la course jusqu’au bout du jardin royal, et une fois cachée aux yeux des habitants de Lancre le Château, je montais à califourchon, une jambe de chaque côté comme Méarä la Juste, et nous joutions avec des bâtons.

Je me rends compte aujourd’hui, à l’instant même ou je rédige ce journal, ce brouillon d’Histoire, qui servira à ceux qui décriront mon règne, que ce manque d’éducation de l’époque, constitue aujourd’hui, une des nombreuses explications du respect qui m’est donné par mes sujets, en plus de mon sang noble, il se trouve que je ne respecte pas les traditions qui ont abrutis Occident, qui l’ont fait baigner dans le sang pendant de nombreuses guerres, à commencer par celle des Triplets, jusqu’aux dernières, dites de Religion. Ma majesté monte à cheval, ne transplane pas d’un palais à un autre, participe aux messes de la Déesse qu’elle a choisis, se promène dans les rues d’Illiam, à pied, les cheveux lâchés…

Face aux critiques de certains Nobles trop conservateurs, je dirais que je ne démystifie aucune partie de la Royauté Occidentale, je me contente d’être vue de mon peuple, comme quelqu’un de disponible et à l’écoute, lors notamment de longues heures de doléances organisées au palais d’Illiam, loin de chez moi, en terrain inconnu. Je ne considère pas le fait de ne pas tresser mes cheveux sous ma couronne comme un mal envers l’emblème de Blathmaide la Jeune, ni de ne pas monter en Amazone comme une injure à Orlath la Bien Aimée… Je considère cela comme étant partie de ma personnalité, et un plus à l’ouverture d’esprit de certaines familles nobles ou bourgeoises, qui continuent à tout donner à leur premier héritier masculin, négligeant leurs filles, comme il était courant de le faire avant les guerres de Religion.

Chapitre Vingt-Deux - Aetheir

II. Mémoires


Mon père m’a toujours dit de ne pas attendre d’être dans la fleur de l’âge pour rédiger mes mémoires, car lorsqu’on est de notre sang, leurs rédactions commencent dès le sacre.

Il était une fois…
Une jeune fille dont la mère mourut en couche, et que le père choya. Une jeune fille toujours entourée de domestiques et de fous pour la distraire, mais qui sans son père restait seule au monde. Cette jeune fille ne pouvait pour autant pas être triste, puisque cette jeune fille était princesse. Et comme toutes les princesses, un jour elle épouserait un beau prince, après s’être perdue dans les bois… parce que Marraine la fée a tout prévu.
En chemin elle rencontrera des nains, sept nains, des souris qui serviront de cocher et de monture à un carrosse citrouille, des domestiques changés en meubles, une pantoufle de verre, un rouet empoisonné….

Il était ma fois…
Une jeune fille dont la mère mourut en couche, et que le père choya. Une jeune fille toujours entourée de domestiques et de fous pour la distraire, mais qui sans son père restait seule au monde. Cette jeune fille ne pouvait pour autant pas être triste, puisque cette jeune fille était princesse. Et comme toutes les princesses, je m’ennuyais dans mon grand château… ou entraînait mes pouvoirs de façon lucrative et pédagogique, en passant invisible et en soulevant les jupes, cheveux chapeaux, des domestiques de mon père… jusqu’à ce que ces derniers en croient le château hanté par un fantôme, ce qui mit un terme à l’apprentissage de l’invisibilité, et de fait à ma seule occupation.

Chapitre Vingt et Un - Aetheir

I. Le Sacre

« La vie… continue. »

Je me rappelle la dernière phrase de mon Père comme d’un tournant dans ma vie. Elle résonne toujours à mes oreilles comme un ordre imprescriptible, celui qu’un Père donne à sa fille, de continuer à vivre après sa mort.
La relation fusionnelle que j’entretenais avec Kearney le Champion, s’étendait au delà de la relation entre un parent et un enfant. Au milieu de notre Cour, de nos conseillers, de nos nourrices, de nos fous, de nos nobles, de nos sujets, nous restions seuls. Ce lien étrange s’est crée dès ma naissance, ma mère m’offrit la vie de sa mort, mon Père n’avait plus que moi, et en tuant ma mère, je n’avais plus que lui.
Le choc de ma solitude se fit lorsque le médecin de mon Père, me prit le bras, et me dit : « Relevez vous ma Reine ». Agenouillée au côté du lit Royale de mon Père, dans ma robe de soie verte, mon diadème posé sur mes cheveux souples, la main agrippée à celle du Souverain, les yeux noirs de larmes, je me refusais à ce titre, aux responsabilités qui allaient avec et surtout, au fait que si je le portais, cela voulais dire que mon Père n’était plus.

Je prenais néanmoins mes nouvelles responsabilités en main, me disant que m’occuper d’un aussi vaste Royaume que celui qui était désormais mien, tuerait une partie du temps pendant lequel je penserai à celui qui m’offrit la vie.
Mon sacre se fit dans l’après midi même de sa mort, je devais devenir Reine avant de mettre mon prédécesseur en terre. Et lorsque je me mettais à genou devant le prêtre de Plunooth, afin de me faire bénir par la Déesse que j’avais choisit de vénérer toute ma vie, je maudis intérieurement Blathamide la Jeune, d’avoir ériger des lois, qui m’empêchaient de faire mon deuil, et d’enterrer mon Père, avant de devenir Reine*.
Je prenais le sceptre Royale que me tendait le prêtre, en regardant sur le côté, ceux que je considérais comme les derniers membres de ma famille, mon garde personnel, Alec, Capitaine de mon Armée, futur Conseiller Royale, et ma Cousine du pays Ishinkeru, Lumare, venue me présenter ses condoléances.

Je me retrouvais devant un peuple qui ignorait tout de moi, et dont j’ignorais tout, mes yeux, aux pupilles argentées et non brunes, à cause de la présence de ma Cousine, regardaient ce peuple, me faire révérence, cachant son visage sur les dalles sales et froides des rues de Lancre, j’avançais jusqu’au bord de la terrasse du château Royale*, où avaient lieux les sacres et les déclarations publiques, et attendis que mon peuple « mon peuple » se relève et me fasse face. De longues secondes s’écoulèrent, puis les gens se relevèrent, me regardèrent, ma couronne d’argent sur la tête, mon diadème de diamants dans une main, le sceptre dans l’autre. Peut être attendait il un discours, ce peuple qui me découvrait aujourd’hui, peut être voulait il savoir qui était cette jeune fille, devant eux, qui prenait la succession du plus grand Rois de la Dynastie d’Occident, qui descendait d’Aetheir… Mais le peu de force que j’avais ne suffit pas à faire un discours, je hochais de la tête, en diagonale, comme pour saluer mon peuple, et lui tournait le dos, remontant les marches de la Terrasse, jusqu’à l’intérieur du château. Ce château que j’avais tant voulut quitter, et où à cet instant précis était la seule chose qui me semblait être à sa place, dans le monde de la petite fille que j’étais toujours.



« Tous se rappelleront la montée sur le Trône de la Reine Briséis, les conversations de la semaine de deuil* ne tournaient qu’autour de sa personne. Je crois, que de la nouvelle Reine, les gens n’avaient retenu que le visage. La beauté de leur Héritière (car c’est ainsi que l’on nomme le dernier descendant d’Aetheir en Occident) les avait stupéfié. Nul Roi, nulle Reine depuis Blathmaide, et probablement avant, n’avait été laid. Mais la beauté de la Reine, les avait frappés, cloués sur place, un peu comme ces (aujourd’hui trop) rares prestations de magies inconnues, qui relèvent plus de la découverte scientifique, que de l’émerveillement de nos jours, mais restent toujours des plus surprenantes.
Tout un mystère entourait l’Héritière et le fait qu’elle n’ait pas dit un mot rajoutait à l’intérêt de son peuple, la présence de l’Impératrice et du fils de l’ancien Premier Conseiller Royal de feu le Roi Kearney avait aussi joué un rôle.
Le peuple n’avait jusqu’alors jamais vu l’Héritière, feu le Roi Kearney ne l’avait jamais exposé à son peuple, la gardant au château, après les guerres civiles de religion et la montée des temples, il n’y avait plus rien de bien passionnant à raconter ou pour colporter des ragots en Occidents, en dehors des mots de voisinages et autres banalités. Mais la Reine Briséis intriguait, et suscitait un intérêt et vif chez le peuple qui fut très accueillant dans chacune des capitales qu’elle se devait de visiter pour maintenir ou changer la politique des régents dans tout Occident, sur toutes les routes du pays, les gens attendaient de voit passer son escorte, afin de revoir la Belle Reine.

Hect
or, Docteur et Historien Royal, Archive de la bibliothèque Royale d’Illiam. »

mercredi 2 juillet 2008

Chapitre Vingt - FFO, Madame la Directrice.

***€ Assise à son bureau Briséis fait ses comptes €***

*$* Money makes the world go around
The world go around
The world go around
Money makes the world go around *$*


***€ Elle leva la tête et aperçu quelqu’un dans l’embrassure de la porte €***

*$* If you happen to be rich
And you feel like a night's entertainment
You can pay for a gay escapade *$*


Hmmm? C’est à quel sujet ? Vous avez rendez-vous au moins ?

*$* If you happen to be rich
And alone and you need a companion
You can ring for the maid *$*


Comment ça mon histoire ? Vous n’avez pas besoin de la connaitre…
Elle est obligatoire ? Vous oubliez que je suis grade 10 !

*$* If you happen to be rich
And you find you are left by your lover *$*


***€ Elle se leva et regarda son interlocuteur droit dans les yeux €***
Si vous cherchez une histoire sombre, pleine de sang et de ténèbres vous tombez mal, je ne vais pas vous faire part de mes Etats d’âme !
Car à Midgar tout le monde a vécu une histoire sombre et pleine de sang, pourquoi y échapperais-je ?

*$* Money makes the world go around
That clinking clanking sound of *$*


***€ Briséis referma son livre de comptes €***
« Histoire d’être en règle »…
Bon faisons bref alors, si le client est loin d’être roi, il faut tout de même le lui faire croire, et finir les comptes aux temps convenus.
La ponctualité ! Ça rapporte croyez moi !
Donc, vous aimeriez savoir comment une fille de bouseux pauvres et sans talents a pu devenir directrice de la banque de Midgar.
Ça non plus vous n’avez pas à le savoir. A quoi me servirai le secret de ma réussite si je vous dévoilais comment j’ai fait ?

*$* Money money money money money money
Money money money money money money *$*


Vous voulez qu’on la joue à l’autobiographie ? Bon alors je suis née dans un petit village, ma sœur et moi sommes parties pour venir vivre dans la grand-ville… Biensur vous vous imaginez bien qu’on n’allait pas garder les chocobos toute notre vie ! Marianne et moi sommes donc parties pour la ville, ça a été dur… je l’ai perdue en cours de route. Au sens métaphorique du terme… deux bouseuses plutôt mignonnes et gauches on s’est vite fait repérées…
Après cette perte j’ai vite était désillusionnée, voir le cadavre ensanglanté de votre jumelle, face à vous dans une ruelle sous la pluie après vous être fait battre et pillée ça fait un drôle d’effet.
Quoi ? Vous vouliez des larmes ? La famille ne fait pas tourner le monde, et si elle était encore là, je n’en serais pas au même point.

*$* Get a little money money money
Mark, a yen, a buck or a pound
That clinking clanking clanking sound
Is all that makes the world go around
It makes the world go around! *$*


Le reste, ça ne me rapporterais rien de vous le dire, je suis là, à la tête de cette banque, et elle morte et enterrée !
Le crédit… irremplaçable, bien plus important que l’estime de mes parents, la protection de mon frère ou que la complicité de ma jumelle, le crédit… fait tourner le monde.

Et je fais tourner le votre.