Edito

La quasi totalité des textes présents sont des RPs de BBS, par conséquent, beaucoup de personnages concernant les articles de Faery, FFO et Aetheir sont les personnages joueurs de membres des BBS nommés.

Les résumés de ce site sont donc des histoires racontées par moi même mais avec la participation de personnes réelles. Et les lieux nommés, hormis pour certaines régions d'Aetheir n'ont pas été créés par moi.

Ceci étant défini, bonne lecture.
Pour en savoir plus sur les BBS en question, la page de mon blog principal "Journal de Briséis" vous fournit les liens necessaires.

dimanche 27 juillet 2008

Chapitre Vingt-Huit - Torture.

J’aimerai… j’aimerai être un cas psychiatrique, j’ai déjà été malade, physiquement, psychologiquement… mais jamais au point psychiatrique. J’aimerai être affalée par terre dans une camisole de force, dans une pièce toute blanche, les bras collés sous mon corps, allongée sur le ventre, shootée au calmant au point que sous ma tignasse de cheveux gras, la joue collée contre le sol, on distingue ma bouche entrouverte et un filet de bave.

Que par un miroir sans teint, les gens que j’ai pu aimer un jour me regarde d’un air de dégoût, déçus, amusés de façon malsaine ou simplement heureux de voir quel déchet je suis devenue.

Que deux infirmiers me relève la tête m’asseyent le dos au mur, en m’enlevant les cheveux humide du visage, et que là, mes yeux perdus dans le flou médicamenteux regardent fixement un point sur le mur. Une larme s’échappant quelque fois de ces derniers. Seule témoin de l’enfer où j’ai plongé, dans les méandres de mon imaginaire, loin du réel, là où les flammes ne sont rien, où ce sont les gens et la perversion dont je suis capable qui m’infligent encore et toujours, les pire sévices, les tortures les plus violentes, celles qui ne marquent pas la peau. Celles qui atteignent directement mon ego.

Là où on me répète mes échecs, mes hontes et mes fautes. Là où je suis responsable.

Et maintenant, ta gueule.

jeudi 10 juillet 2008

Chapitre Vingt-Sept - Faery V1

Dans le château de Forêt Noire n’y a pas un bruit, la nuit est tombée depuis déjà quelques heures sur la Forêt et les Vampires sont de sortie pendant que les Sorciers dorment.

Dans les appartements de la Reine, un petit Kobold est roulé en boule dans le lit royale, sa femme allongée à côté a les yeux grands ouverts. Elle jeta un œil sur son mari endormi près d’elle, calla un oreiller chaud contre lui, remonta les couvertures sur lui et sortit discrètement du lit. Elle enfila sa robe de chambre par-dessus sa chemise de nuit, releva ses cheveux raidis par les coiffures royales au dessus du col, et les laissa tomber jusqu’au bas de son dos.

Arrivée au pied du lit elle jeta un dernier coup d’oeil à son époux, il dormait comme un bébé, elle sourit puis sortit de leurs appartements.

Elle se retrouva dans le couloir, pris une bougie sur un des chandeliers et marcha vers son bureau. En chemin elle entendit des bruits dans le château, sûrement Aegir qui rodait à l’afut d’un nouveau passage secret ou Tam qui faisait un tour pour égorger une servante malchanceuse. Elle ne fit pas attention, le château se protégeait lui-même de toute façon, il était plein de magie de ses prédécesseurs, rien que la dernière en date aurait suffit à immuniser le palais pour les trois prochains siècles.

En chemin Briséis pensa a pas mal de choses, prenant machinalement le chemin le plus long, profitant du silence du Château. Elle était torturée depuis les événement de Comenhora, elle avait beau essayer de se raisonner, la mort de Noguard l’avait affectée plus qu’il n’y paraissait. En y réfléchissant, elle comprenait que même après Lossëliande, elle avait continué à aimer le Nain et à espérer qu’il se libère de l’Orc… Le fait qu’il ait été son premier amour jouait aussi la dessus, il avait toujours sous estimé l’amour qu’elle lui portait. Elle ne pouvait pas en parler à ses maris, de peur qu’ils le prennent mal ou qu’ils lui en veuillent d’éprouver encore de l’affection pour le défunt Nain, après les horreurs commises sous sa forme Orc. Elle se mettait à leur place, si Alexi lui disait qu’il aimait encore Obscurity alors qu’elle avait gâché sa vie, elle aurait été déçue ou perplexe quant à l’opinion qu’elle avait de son époux.

Elle arriva devant la porte en bois, qu’elle ouvrait tous les jours deux fois, et refermait le soir et le midi… la bougie avait coulé sur sa main, formant des perles de cires et une longue traînée. Dans sa réflexion elle n’y avait pas fait attention. Elle s’arrêta devant son bureau, puis continua son chemin, explorant le château qui était devenu sien quelque mois plutôt. Elle arriva à la serre, posa la bougie sur une étagère, et alluma le chandelier, les plans de fleurs et de plantes semblaient en vie, encore un effet secondaire de la magie du château, les fleurs remuaient, elles semblaient murmurer des paroles réconfortantes à l’Herboriste. Un bruit de pas de fit entendre dans le couloir, Briséis ne vit qu’une ombre par la porte entrouverte, sans doute le bruit qu’elle avait fait avait attiré le Gardien du château, elle ne le sut pas, et avança jusqu’aux orchidée blanches au fond de la serre.

Du bout des doigts elle effleura la plus grande, caressant ses pétales, la tentant de lui faire ses confidences de fleurs.

De l’orchidée dans le Jardin…

Et si tu me disais ce que tu en penses toi ?

La fleur semblait regarder la Sorcière, sans bouger ou émettre le moindre son, comparé aux autres plantes dont les tiges se contorsionnaient et dont les fleurs murmuraient. Briséis compris qu’il ne fallait pas s’y adresser mais juste les écouter, elle s’assit par terre, écoutant de son oreille d’Herboriste les murmures autour d’elle.

Elle se réveilla le lendemain matin, couchée dans la serre, à même le sol, une couverture sur le corps, quelqu’un l’avait couverte, la porte était refermée, dans le château son mari, ses conseillers et quelques valets la cherchaient, elle se leva, plia la couverture, la mis sous l’étagère et repartit vers ses appartement, pour se changer en Reine de Forêt Noire avant de rassurer ses proches et vassaux.

Dans l’après midi, elle retourna à la serre, la couverture n’était plus là, de même que la bougie qu’elle avait posé la veille.

Chapitre Vingt-Six - Faery V1

Si je n’ai pas trouvé l’antre de l’Herboriste, j’ai appris quelque notions de la vie d’adulte, à l’heure ou j’écris cette page de mon Journal, je n’ai que 78 ans, dans une vie de sorcière, c’est très jeune, mais on peut se prendre bien plus de coups et apprendre bien plus qu’on ne croit en 60 ans.

L’histoire en trois épisodes racontée à ces deux « inconnus » s’est arrêtée brutalement, j’ai essayé de suivre les conseils de l’homme, j’ai profité de mon foyer, mais mon fils a quitté la maison et s’est marié… et est divorcé aujourd’hui. Mon mari n’est plus qu’un lointain souvenir, et sur mon identité, vous remarquerez que je suis divorcée… Enfin, pendant une quête en Bglaadesh, mon parrain décéda… je perdais tous les hommes de ma vie : mon fils, mon mari et celui qui me rappelait un père. Tam partait, Noguard avait de nouveaux projets que je ne pouvais suivre et Surrend mourrait…

Ces trois événements étant arrivés presque en même temps une longue période de dépression a évidemment suivie… Je suis devenue Conseillère peu de temps après, d’habitude la Reine demande des candidatures, j’ai tout simplement été appelée au château pour obtenir ce nouveau grade. Ça m’a aidé à aller mieux, même si quasiment seule au château à ce moment là, j’étais surchargée de travail, elle m’avait pris pour prendre un peu de repos, pour elle et son autre conseiller de l’époque. J’ai d’ailleurs prit goût à cette vie malgré moi, le château, la bibliothèque surtout et tous les domestiques qui étaient à mon service…

Je ne sais pas si mon affection pour Foret Noire méritait ce poste, mais mon éducation par un Roi me donnait les capacités et l’éducation nécessaire à gérer un peuple, du moins pendant les vacances de ma Reine.

S’en suivit la fameuse guerre de Lossëliande, mon cousin par alliance, le Roi de Bglaadesh m’avait proposé une alliance pour trahir les rebelles cuméens… j’acceptais, je devais conduire le peuple de Foret Noire en Bglaadesh, marcher sur les terres elfiques et, avec les nains, me retourner contre eux. Mais ma régence fut de courte durée, mon collègue conseiller nous drogua la Reine et moi, et m’enferma dans une cellule… d’où je me suis échappée d’ailleurs.

Il prit le pouvoir et nous conduit le peuple et moi en Lossëliande, j’allais servir de mine d’information et de combattante acharnée… Pendant que la Foret Noire brûlait…

Mon Parrain, lui revivait par réminiscences dans le corps d’une muse, et rejoignais le camps de la rébellion… j’ai cru que j’allais le tuer moi-même cette fois.

Je rentrais épuisée et blessée par les combats, je ne pu me reposer il fallait protéger le château et la Foret…en feu.

Je retiens de cette guerre ma capacité de combat, j’aime me battre (pas seulement à la taverne), j’aime monter Délia et sortir mon épée pour trancher de l’ennemi. Et de ma nomination de Conseillère mon amour pour la Foret Noire.

Je suis passée du stade de Gardienne au sein de Faery à Conseillère spécifique d’une région, c’est idiot en soi mais ça a changé quelque chose.

Peu après la guerre, je rencontrais le Roi de Cumà, Alexi, Kobold la nuit et homme le jour, là j’ai rencontré quelqu’un. Quelqu’un de bien. Quelqu’un qui ne s’est pas arrêté à mon visage, ou a mon allure…

« Certes, tu es très jolie, mais j'apprécie ce que tu m'as offert : du rire, de l'écoute, une chance,... Et en plus, tu sais éteindre le feu avec un châle en soie ! Mais j'y pense, il raconte quoi ton chat ? » Je retiens cette phrase, tellement caractéristique du petit Kobold.

Je tiens à préciser qu’avec Darla qui n’arrêtait pas de me miauler qu’elle l’adorait, j’ai pas eu la moindre hésitation, il était petit et vilain ? À l’intérieur c’est quelqu’un de formidable. Il est Haut-Conseiller aujourd’hui, placé au dessus des rois, je suis fière de l’affection qu’il me porte. Un peu trop selon mes proches, mais bon, que voulez vous… La seule fausse note que je pourrais trouvé dans cette relation, c’est son besoin de rester humain, rejetant ainsi une partie de lui. Son expérience près des gens « beaux » lui a peut être donné une mauvaise idée de lui ? Hop ! Mariage ! Le bon !

Après un mandat d’inquisitrice, puis de nouveau de Gardienne, je devenais Reine de Forêt Noire, à la fois étonnée du choix de Llewellynn et du Haut Conseil, et anxieuse à l’idée de devoir gouverner… je prenais ce nouveaux grade en main, m’appuyant sur mon époux, ex roi de Cumà (qui déménagea en Foret Noire), mon Parrain Roi de Mystaurë et ex Roi de Bglaadesh, et sur KayWren mon ancien collègue Conseiller qui révéla sa nature demi elfique et fut couronné Roi de Lossëliande… ainsi que sur mes deux Conseillères Lumare et Wilhelmina et bien évidemment sur tout le peuple de Foret Noire.

60 ans… Le temps passe vite, j’ai appris beaucoup, pas toujours ce que je voulais savoir, aucune nouvelle de ma famille, ou de mon passé… pas d’antre de l’Herboriste, pas de révélation lumineuse, pas de remède à la maledicton… mais j’ai grandit un peu, j’espère donner au peuple de Foret Noire ce qu’il attend pendant mon mandat de Reine et laisser à mon successeur un Royaume stable et de bonne bases (et accessoirement un Château qui ne serait pas repeint en jaune cuméen…).

Chapitre Vingt-Cinq - Faery V1

J’arrivais donc en Bglaadesh, sans rien connaître de mon parrain ni des nains ni de la région. On ne peut pas dire que j’eu avec mon parrain d’avantage de lien qu’avec ma marraine… Bglaadesh vivait une mauvaise période, les nains y été de moins en moins nombreux, et son travail de conseiller ne lui laisser guère de temps pour une pauvre petite sorcière de neuf ans. Dès mon arrivée, j’étais plus grande que lui… et il me prévint qu’on se verrait très peu et que je devais me cacher pour ne pas qu’on connaisse mon existence sur ces terres. Il vivait au palais, le roi actuel avait besoin de ses conseillers auprès de lui, ainsi à neuf ans je prenais mon autonomie quant à tenir une maison, s’occuper de moi-même, de mon éducation (plus ou moins ratée soit dit en passant). Quoi qu’il en soit je n’ai manqué de rien… si ce n’est de paroles et de présence. Pouvais je en vouloir à un nain qui avait beaucoup souffert et qui se retrouver à devoir nourrir et loger une enfant abandonnée ? Non, c’était hors de question. Il venait rarement me voir, mais quand il venait il s’assurait que j’allais bien, et c’était beaucoup de sa part de s’inquiéter de moi en plus de sa région. Mais lorsqu’il venait nous parlions beaucoup, de tout, de rien, jamais de politique ou de mon père, qui avait était son ami. J’aimais les conversations que l’on avait, lui fumant sa pipe sur un fauteuil, et moi assise parterre à broder. Je le vis de venir roi, puis de nouveau conseiller. Un soir où il était chez lui, le roi vint frapper à la porte. Je me cachais immédiatement dans le cagibi… ce fut d’ailleurs pendant les 3 heures les plus longues de ma vie que je me rendis compte qu’il fallait que je fasse le ménage… Noguard était venu s’entretenir avec mon parrain afin de lui laisser une nouvelle, et dernière fois le trône. C’était la première fois que j’entendais mon parrain parler avec tant de passion, il aimait sa région cela ne faisait aucun doute, c’était aussi, sans que je le sache, la première fois que je « rencontrais » mon truc louche tiens ! Enfin, une fois Noguard repartit je revenais dans le salon, mon parrain était assis, il fumait sa pipe les yeux dans le vague, nous eûmes la seule et unique discussion importante me concernant. :

« - Bri ? Tu as mal supporté l’époque où j’étais roi n’est-ce pas ?
- Oui parrain, en effet.
Je m’asseyais au pied de son fauteuil et fixait le même point vague que lui.
- Tu as 17 ans maintenant, bientôt 18 même… Tu pourrais rentrer en Forêt Noire peut être…
- Peut être… Mais ma famille…
- Ils se sont entretués depuis bien longtemps tu sais
Je le regardais étonnée.
- Pourquoi tu ne me l’as pas dit ?
- Et bien… Ici tu étais en sécurité du reste du monde, pas seulement du reste de ta famille, ou de ce qu’il en reste.
- Tu vas remplacer ton roi ?
- Qu’en penses tu ?
- Que je ne t’avais encore jamais entendu parler comme ça, et que tu devais être un bon roi lors de ton premier règne.
- Que vas-tu faire ? Toi ?
- Mes valises et te souhaiter un bon règne »

Aujourd’hui il est roi, il est marié et heureux, et j’ai de ses nouvelles régulièrement de part mon mari… qui n’est autre que Noguard lui-même… Celui qui m’a prit mon parrain m’a donné un époux. Qui l’eu cru ?

Chapitre Vingt-Quatre - Faery V1

Mes parents se nommaient Connor et Selenée, ils étaient tous deux issus de grandes et nobles familles de sorciers réputés bien au delà de la Forêt Noire. Mais ces deux familles s’entendaient très mal et l’union de mes parents leurs valus d’être… comment dire ? Oubliés de leurs proches… Néanmoins, ma mère garda un bon contact avec sa sœur, ma Tante et Marraine : Démélzéa, qui eut une fille que vous connaissez sans doute : ma cousine Cassandra. Bref, la famille de mon père fut encore doublement déçue lorsqu’elle apprit que mon père avait eu une fille et ne comptait pas avoir d’autre enfant… perdant ainsi le nom de cette branche de la famille. Quand à celle de ma mère, la déception fut toute autre, ils voulaient une fille, mais la tradition des prénoms exigeait que le mien commence par P (et celui de Cassandra par un A)…. Ma mère qui n’avait plus vu sa sœur depuis leurs mariages, réussi à mettre au point le plan de dédoubler astralement ma marraine afin de la voir et de lui parler de la rupture de la tradition sans que Hughes ne s’aperçoive de l’absence de sa femme qu’il retenait « prisonnière ».

On peut penser que certaines femmes de ma famille ont de très mauvais goût en matière d’hommes… A part ma mère qui épousa un sorcier, les autres se distinguent : Démélzéa épousa un Barbare, Cassandra un Ogre… qui a été un demi-elfe en plus et finalement comme moi… un nain !

Enfin, reprenons l’histoire où nous l’avions laissée. Ainsi les deux sœurs rompirent le lien magique de la famille… ce qui valu « au premier né de la génération suivante » en d’autres termes : moi, de voir ses pouvoirs maudits. Avec le recul j’admets que je préfère en avoir fait les frais et être détachée de cette famille. Pourtant, mes parents n’étaient pas débarrassés de la famille de mon père, qui, bien plus vaste, continuait de constituer une menace pour ma mère et moi. Il décida de nous emmener dans un village des Terres de Neutralités là où les noms des deux familles étaient inconnus et où deux sorciers pourraient être utiles. Je passais donc les neuf premières années de ma vie dans ce petit Village où ma mère avait quelques amies d’enfance qui nécessitaient sa présence quant à l’art de l’Astrologie. Mon père quant à lui n’était spécialisé en rien, il était bon en tout et aidait les villageois dans divers domaines qu’ils soient ou non magiques. Dès mes trois ans, je fut prise à l’école de sorcellerie de l’Annexe afin d’y faire mon apprentissage, j’y restais jusqu’à l’age de sept ans, âge après lequel j’étais devenue trop dangereuse pour les autres élèves et même quelques professeurs du fait de la malédiction. Ainsi, c’est mon père qui m’apprit le peu de notions essentielles que je connais aujourd’hui et m’aida à réguler le pouvoir involontaire de faire exploser les objets.

Ce fut les neuf années pendant lesquelles je fut choyée et aimée comme une petite princesse… mais le temps du bonheur passe toujours trop vite et la haine de la famille de Connor pour ma mère en eu raison. Un soir où je regardais les étoiles du haut de la colline, j’entendis des cris qui venaient du village. Mes oncles, Tantes et Cousins paternels mettaient à feu et sang le village, je voyait les habitants courir dans tous les sens et le feu prendre… prendre… excusez moi.

Je vis le feu prendre les maisons et leurs habitants au piège, je le vis dévaster le village et tous les habitants : centaures, hippogriffes, lycans, amazones, hommes, femmes, satyre… tous périrent. Tous hors le phoenix. Je reçu de la part de mes parents mourants deux messages magiques : ma mère me dit qu’elle m’aimait de tout son cœur et que je ne devait pas avoir peur, mon père me dit de chercher mon Parrain, un homme, du nom de Lpu8er. Pour mon âge ce genre de message aurait pu avoir un effet dévastateur sur mon organisme, mais au lieu de me tuer, il ne fit que m’affaiblir, c’est ma Marraine qui m’expliqua plutard que c’était en réalité la malédiction qui m’avait sauvée des sorts de localisations de ma famille paternelle et du rejet magique que mon corps de neuf ans aurait du avoir vis-à-vis de ces messages. Lorsqu’il ne resta du village que des cendres, je redescendis de la colline, affaiblit, en pleurs, choquée et dévastée. Je m’assit devant ce qu’il restait de la maison familiale et restait deux jours dans le vague, le temps qu’il fallait à mon corps de ce remettre physiquement et émotionnellement du choque magique et psychologique. C’était aussi le temps qu’il fallait au jeune phoenix pour renaître de ses cendres et me trouver assise et à demi consciente dans les ruines. C’est lui qui prévint ma tante de l’incident, elle se projeta donc astralement encore une fois et apparue devant moi pour la première fois. Elle était belle et ressemblait beaucoup à ma mère, mais bien qu’elle fut plus jeune, le temps avait marqué son visage prématurément, je compris plutard que cela était du au traitements de Hughes. Je me rappelle exactement de ce qu’elle me dit :

« Bonjour Bri, je suis Démélzéa. Ta marraine. » Elle s’assit en face de moi et me regarda « ma pauvre chérie, tu es totalement lessivée » c’est à ce moment que je me rendis compte que j’avais faim et soif comme une damnée. « Bri, chérie, je vais te jeter un sort d’accord, ça ne va pas faire mal ne inquiètes pas » en effet, elle régénéra mon corps et mes pouvoirs, je n’avais plus faim, je n’avais plus soif, je n’avait plus mal, mis à part la douleur d’avoir perdu mes parents. Je lui demandais si elle allait s’occuper de moi, elle répondit que c’était impossible, et Lpu8er m’apprit plutard qu’elle ne voulait pas m’infliger Hughes. « Bri, tu es tellement jolie, tu ressembles à ta maman, à part les cheveux et les yeux, ils sont noirs comme ceux de ton père. » Voilà ce qu’elle me dit entre deux sanglots avant de me prendre dans ses bras et de me serrer fort contre elle.

Je ne sais pas si elle essayait de me consoler ou de se consoler elle-même, mais je me rappelle que je sentais tout l’amour qu’elle avait, pour moi, pour Cassandra, pour sa sœur et pour Connor. Nous avons pleurer dans les bras l’une de l’autre un long moment.

Et voilà que j’ai de nouveau les larmes aux yeux ! Vous mettez ma réputation de sorcière ratée et casse coup à rude épreuve !

Ce fut un des rares moments émouvants de ma vie… et le seul et unique lien que j’ai pu tisser avec ma marraine. C’est elle qui me fit quitter les Terres de neutralités pour retrouver mon parrain et entrer en Bglaadesh. Je lui demandais ce que nous faisions là, mon parrain était un homme, pas un nain. Elle répondit que Connor avait oublié de m’informer des transformations de mon parrain, il avait été homme, vampire, puis nain. Nous arrivâmes donc chez mon parrain, le phoenix l’avait prévenu de notre arrivée. A quelque mettre de l’entrée ma tante me fit m’arrêter et nous cacha, des nains passaient sur le chemin. Elle m’expliqua que mon parrain voulait éviter que l’on sache qu’une sorcière se trouvait en Bglaadesh, d’une part pour ma sécurité vis-à-vis de ma famille, d’autre part parce qu’il ne voulait pas attirer l’attention sur lui pendant les périodes troublée que vivaient sa région. Un fois les nains passés, elle m’accompagna sur la route, me pris dans ses bras une dernière fois et me dit : « Bri, tu vas me promettre, de prendre bien soin de toi et de Lpu8er, d’accord ? », je promettais, la prenais dans mes bras jusqu’à ce que son double s’estompe et me retournais vers la demeure de mon Parrain.

Chapitre Vingt-Trois - Aetheir

III. Une Reine, une lignée.

Depuis toute petite, je montrais un art certain pour l’éducation, la bibliothèque Royale d’Illiam, plus particulièrement les ouvrages du docteur Hector, était à mes yeux, une source d’activité inépuisable. Ma condition d’Héritière, et par conséquent de solitaire, m’intriguait, je lisais donc les exploits et les récits de règne de mes ancêtres, marquant évidemment la frontière entre la Guerre de 1800 ans, et le règne de Blathmaide la Jeune. J’appris plus sur mes aïeux que sur le pays que je gouvernerai un jour, mais à l’époque, ce jour me paraissait lointain, voir irréel.

Tous de grands Souverains, craints et admirés du peuple, même pendant les guerres civiles, lors desquelles mes ancêtres moururent jeunes – plus jeunes en tout cas que la moyenne royale, mais toujours plus vieux que la moyenne de la race humaine, à laquelle notre lignée appartient - et où la terreur régnait. L’attrait de la Royauté d’Occident, sa richesse, sa gloire, son histoire, commençait à grandir en moi , je trouvais dans les livres des prédécesseurs du Docteur Hector, des récits incroyables, bien plus palpitants, que les scénario insipides des romans contemporains, d’auteurs considérés remarquables par notre cours, et les quelques sujets lettrés de notre pays.

Pour moi, il n’y avait que les rapports de guerres, les édits, les discours et les correspondances de guerres de mes aïeux qui représentaient un certain intérêt littéraire. A tel point, que je demandais au fils du Conseiller Royal de feu mon père de m’enseigner l’art de l’épée, et que souvent, lorsque nos père chassaient, chacun sur notre poney, nous faisions la course jusqu’au bout du jardin royal, et une fois cachée aux yeux des habitants de Lancre le Château, je montais à califourchon, une jambe de chaque côté comme Méarä la Juste, et nous joutions avec des bâtons.

Je me rends compte aujourd’hui, à l’instant même ou je rédige ce journal, ce brouillon d’Histoire, qui servira à ceux qui décriront mon règne, que ce manque d’éducation de l’époque, constitue aujourd’hui, une des nombreuses explications du respect qui m’est donné par mes sujets, en plus de mon sang noble, il se trouve que je ne respecte pas les traditions qui ont abrutis Occident, qui l’ont fait baigner dans le sang pendant de nombreuses guerres, à commencer par celle des Triplets, jusqu’aux dernières, dites de Religion. Ma majesté monte à cheval, ne transplane pas d’un palais à un autre, participe aux messes de la Déesse qu’elle a choisis, se promène dans les rues d’Illiam, à pied, les cheveux lâchés…

Face aux critiques de certains Nobles trop conservateurs, je dirais que je ne démystifie aucune partie de la Royauté Occidentale, je me contente d’être vue de mon peuple, comme quelqu’un de disponible et à l’écoute, lors notamment de longues heures de doléances organisées au palais d’Illiam, loin de chez moi, en terrain inconnu. Je ne considère pas le fait de ne pas tresser mes cheveux sous ma couronne comme un mal envers l’emblème de Blathmaide la Jeune, ni de ne pas monter en Amazone comme une injure à Orlath la Bien Aimée… Je considère cela comme étant partie de ma personnalité, et un plus à l’ouverture d’esprit de certaines familles nobles ou bourgeoises, qui continuent à tout donner à leur premier héritier masculin, négligeant leurs filles, comme il était courant de le faire avant les guerres de Religion.

Chapitre Vingt-Deux - Aetheir

II. Mémoires


Mon père m’a toujours dit de ne pas attendre d’être dans la fleur de l’âge pour rédiger mes mémoires, car lorsqu’on est de notre sang, leurs rédactions commencent dès le sacre.

Il était une fois…
Une jeune fille dont la mère mourut en couche, et que le père choya. Une jeune fille toujours entourée de domestiques et de fous pour la distraire, mais qui sans son père restait seule au monde. Cette jeune fille ne pouvait pour autant pas être triste, puisque cette jeune fille était princesse. Et comme toutes les princesses, un jour elle épouserait un beau prince, après s’être perdue dans les bois… parce que Marraine la fée a tout prévu.
En chemin elle rencontrera des nains, sept nains, des souris qui serviront de cocher et de monture à un carrosse citrouille, des domestiques changés en meubles, une pantoufle de verre, un rouet empoisonné….

Il était ma fois…
Une jeune fille dont la mère mourut en couche, et que le père choya. Une jeune fille toujours entourée de domestiques et de fous pour la distraire, mais qui sans son père restait seule au monde. Cette jeune fille ne pouvait pour autant pas être triste, puisque cette jeune fille était princesse. Et comme toutes les princesses, je m’ennuyais dans mon grand château… ou entraînait mes pouvoirs de façon lucrative et pédagogique, en passant invisible et en soulevant les jupes, cheveux chapeaux, des domestiques de mon père… jusqu’à ce que ces derniers en croient le château hanté par un fantôme, ce qui mit un terme à l’apprentissage de l’invisibilité, et de fait à ma seule occupation.

Chapitre Vingt et Un - Aetheir

I. Le Sacre

« La vie… continue. »

Je me rappelle la dernière phrase de mon Père comme d’un tournant dans ma vie. Elle résonne toujours à mes oreilles comme un ordre imprescriptible, celui qu’un Père donne à sa fille, de continuer à vivre après sa mort.
La relation fusionnelle que j’entretenais avec Kearney le Champion, s’étendait au delà de la relation entre un parent et un enfant. Au milieu de notre Cour, de nos conseillers, de nos nourrices, de nos fous, de nos nobles, de nos sujets, nous restions seuls. Ce lien étrange s’est crée dès ma naissance, ma mère m’offrit la vie de sa mort, mon Père n’avait plus que moi, et en tuant ma mère, je n’avais plus que lui.
Le choc de ma solitude se fit lorsque le médecin de mon Père, me prit le bras, et me dit : « Relevez vous ma Reine ». Agenouillée au côté du lit Royale de mon Père, dans ma robe de soie verte, mon diadème posé sur mes cheveux souples, la main agrippée à celle du Souverain, les yeux noirs de larmes, je me refusais à ce titre, aux responsabilités qui allaient avec et surtout, au fait que si je le portais, cela voulais dire que mon Père n’était plus.

Je prenais néanmoins mes nouvelles responsabilités en main, me disant que m’occuper d’un aussi vaste Royaume que celui qui était désormais mien, tuerait une partie du temps pendant lequel je penserai à celui qui m’offrit la vie.
Mon sacre se fit dans l’après midi même de sa mort, je devais devenir Reine avant de mettre mon prédécesseur en terre. Et lorsque je me mettais à genou devant le prêtre de Plunooth, afin de me faire bénir par la Déesse que j’avais choisit de vénérer toute ma vie, je maudis intérieurement Blathamide la Jeune, d’avoir ériger des lois, qui m’empêchaient de faire mon deuil, et d’enterrer mon Père, avant de devenir Reine*.
Je prenais le sceptre Royale que me tendait le prêtre, en regardant sur le côté, ceux que je considérais comme les derniers membres de ma famille, mon garde personnel, Alec, Capitaine de mon Armée, futur Conseiller Royale, et ma Cousine du pays Ishinkeru, Lumare, venue me présenter ses condoléances.

Je me retrouvais devant un peuple qui ignorait tout de moi, et dont j’ignorais tout, mes yeux, aux pupilles argentées et non brunes, à cause de la présence de ma Cousine, regardaient ce peuple, me faire révérence, cachant son visage sur les dalles sales et froides des rues de Lancre, j’avançais jusqu’au bord de la terrasse du château Royale*, où avaient lieux les sacres et les déclarations publiques, et attendis que mon peuple « mon peuple » se relève et me fasse face. De longues secondes s’écoulèrent, puis les gens se relevèrent, me regardèrent, ma couronne d’argent sur la tête, mon diadème de diamants dans une main, le sceptre dans l’autre. Peut être attendait il un discours, ce peuple qui me découvrait aujourd’hui, peut être voulait il savoir qui était cette jeune fille, devant eux, qui prenait la succession du plus grand Rois de la Dynastie d’Occident, qui descendait d’Aetheir… Mais le peu de force que j’avais ne suffit pas à faire un discours, je hochais de la tête, en diagonale, comme pour saluer mon peuple, et lui tournait le dos, remontant les marches de la Terrasse, jusqu’à l’intérieur du château. Ce château que j’avais tant voulut quitter, et où à cet instant précis était la seule chose qui me semblait être à sa place, dans le monde de la petite fille que j’étais toujours.



« Tous se rappelleront la montée sur le Trône de la Reine Briséis, les conversations de la semaine de deuil* ne tournaient qu’autour de sa personne. Je crois, que de la nouvelle Reine, les gens n’avaient retenu que le visage. La beauté de leur Héritière (car c’est ainsi que l’on nomme le dernier descendant d’Aetheir en Occident) les avait stupéfié. Nul Roi, nulle Reine depuis Blathmaide, et probablement avant, n’avait été laid. Mais la beauté de la Reine, les avait frappés, cloués sur place, un peu comme ces (aujourd’hui trop) rares prestations de magies inconnues, qui relèvent plus de la découverte scientifique, que de l’émerveillement de nos jours, mais restent toujours des plus surprenantes.
Tout un mystère entourait l’Héritière et le fait qu’elle n’ait pas dit un mot rajoutait à l’intérêt de son peuple, la présence de l’Impératrice et du fils de l’ancien Premier Conseiller Royal de feu le Roi Kearney avait aussi joué un rôle.
Le peuple n’avait jusqu’alors jamais vu l’Héritière, feu le Roi Kearney ne l’avait jamais exposé à son peuple, la gardant au château, après les guerres civiles de religion et la montée des temples, il n’y avait plus rien de bien passionnant à raconter ou pour colporter des ragots en Occidents, en dehors des mots de voisinages et autres banalités. Mais la Reine Briséis intriguait, et suscitait un intérêt et vif chez le peuple qui fut très accueillant dans chacune des capitales qu’elle se devait de visiter pour maintenir ou changer la politique des régents dans tout Occident, sur toutes les routes du pays, les gens attendaient de voit passer son escorte, afin de revoir la Belle Reine.

Hect
or, Docteur et Historien Royal, Archive de la bibliothèque Royale d’Illiam. »

mercredi 2 juillet 2008

Chapitre Vingt - FFO, Madame la Directrice.

***€ Assise à son bureau Briséis fait ses comptes €***

*$* Money makes the world go around
The world go around
The world go around
Money makes the world go around *$*


***€ Elle leva la tête et aperçu quelqu’un dans l’embrassure de la porte €***

*$* If you happen to be rich
And you feel like a night's entertainment
You can pay for a gay escapade *$*


Hmmm? C’est à quel sujet ? Vous avez rendez-vous au moins ?

*$* If you happen to be rich
And alone and you need a companion
You can ring for the maid *$*


Comment ça mon histoire ? Vous n’avez pas besoin de la connaitre…
Elle est obligatoire ? Vous oubliez que je suis grade 10 !

*$* If you happen to be rich
And you find you are left by your lover *$*


***€ Elle se leva et regarda son interlocuteur droit dans les yeux €***
Si vous cherchez une histoire sombre, pleine de sang et de ténèbres vous tombez mal, je ne vais pas vous faire part de mes Etats d’âme !
Car à Midgar tout le monde a vécu une histoire sombre et pleine de sang, pourquoi y échapperais-je ?

*$* Money makes the world go around
That clinking clanking sound of *$*


***€ Briséis referma son livre de comptes €***
« Histoire d’être en règle »…
Bon faisons bref alors, si le client est loin d’être roi, il faut tout de même le lui faire croire, et finir les comptes aux temps convenus.
La ponctualité ! Ça rapporte croyez moi !
Donc, vous aimeriez savoir comment une fille de bouseux pauvres et sans talents a pu devenir directrice de la banque de Midgar.
Ça non plus vous n’avez pas à le savoir. A quoi me servirai le secret de ma réussite si je vous dévoilais comment j’ai fait ?

*$* Money money money money money money
Money money money money money money *$*


Vous voulez qu’on la joue à l’autobiographie ? Bon alors je suis née dans un petit village, ma sœur et moi sommes parties pour venir vivre dans la grand-ville… Biensur vous vous imaginez bien qu’on n’allait pas garder les chocobos toute notre vie ! Marianne et moi sommes donc parties pour la ville, ça a été dur… je l’ai perdue en cours de route. Au sens métaphorique du terme… deux bouseuses plutôt mignonnes et gauches on s’est vite fait repérées…
Après cette perte j’ai vite était désillusionnée, voir le cadavre ensanglanté de votre jumelle, face à vous dans une ruelle sous la pluie après vous être fait battre et pillée ça fait un drôle d’effet.
Quoi ? Vous vouliez des larmes ? La famille ne fait pas tourner le monde, et si elle était encore là, je n’en serais pas au même point.

*$* Get a little money money money
Mark, a yen, a buck or a pound
That clinking clanking clanking sound
Is all that makes the world go around
It makes the world go around! *$*


Le reste, ça ne me rapporterais rien de vous le dire, je suis là, à la tête de cette banque, et elle morte et enterrée !
Le crédit… irremplaçable, bien plus important que l’estime de mes parents, la protection de mon frère ou que la complicité de ma jumelle, le crédit… fait tourner le monde.

Et je fais tourner le votre.

Chapitre Dix-Neuf - FFO, Madame la Directrice.

« Bonsoir Mademoiselle »

You have to understand the way I am, Mein Herr
A tiger is a tiger, not a lamb, Mein Herr
You'll never turn the vinegar to jam, Mein Herr


Briséis aimait prendre un verre au bar, jamais d’alcool, toujours quelque chose qui permettait d’avoir les idées en place, en cas de client potentiel, un bon employé n’est jamais vraiment en congé
Elle se retourna face à l’homme qui venait de lui dire ces quelques mots, fit un geste afin de rassurer son garde du corp et offrit au pigeon du bar toute son attention.


Bonsoir… en quoi puis je vous agréer
« Laissez moi vous offrir un verre »
Mais volontiers…
« Garçon ! »

So I do...
What I do...


« Qu’est ce qu’une femme avec votre allure fait dans ce bar miteux ? »
Peut être qu’elle boit un verre après une dure journée de travail ?

Elle le trouvait particulièrement prétencieux de juger ainsi le Bar de la Tour Centrale.

When I'm through...
Then I'm through...
And I'm through...


« Que faites vous dans la vie ? »
Vous n’êtes pas d’ici n’est ce pas ?
« Non, en effet, vous répondez toujours par une question »
Vous me trouvez trop curieuse ?
« J’apprécie particulièrement la curiosité féminine »

Il lui frola le bras
Elle enclencha son lance flamme dans son sac et le lui colla sous le nez, devant le barman qui essuyait ses verres comme à son habitude.

Toodle-oo!
Elle éclata de rire, devant le visage de son interlocuteur et sortit du bar, son garde du corps la suivant peu après.

« Faut pas chercher la Directrice de SARAPORT pour autre chose qu’une ouverture de compte, plus frigide que Briséis tu meurs, paye pas va, t’es pas du coin je t’offre ta tournée »
Annonça le remplaçant de Tifa à l’étranger

Bye-Bye, Mein Lieber Herr
Farewell, Mein Lieber Herr
Auf wiedersehen... Bye bye mein Herr!

Chapitre Dix-Huit - FFO, Madame la Directrice.

Louis ne connaissait pas Midgar, il était venu une fois seulement, pour ramener le corps de sa sœur Marianne, tabassée et volée dans une ruelle, et n’était pas revenu depuis. Mais la course de Chocobos lui avait permis de revenir en ce lieu, et il lui tardait de voir son autre sœur.



« C’est immense cette tour ! »
Oui, la Tour Centrale compte 50 étages, répondit Briséis appuyée contre la baie vitrée de son bureau.
« Bri ? Tu ne veux pas revenir ? »
Pourquoi ?
« Pourquoi… c’est un mot que tu as tellement prononcé… »
C’est pour ça que je reste ici, ici le monde a une explication concrète.
« Que tu connais ? »
Que j’ai les moyens de connaître
« Tu as donc tellement changé… »
Je suis devenue Directrice de Saraport, je suis devenue Grade 9, je suis devenue une figure emblématique de Midgar, quelqu’un de reconnu et de craint, je vois tout, et cela me permet de … comprendre
Louis se leva du fauteuil, posa un vieux boulier raccommodé sur le bureau, s’approcha de sa sœur, lui posa un baiser dans les cheveux et repartit aux courses de Chocobos. Au moment de franchir la porte, il lui dit :
« Je t’aime mon ange »



Louis était partit depuis plus d’une heure, Briséis se retourna vers son bureau, elle avait des comptes à terminer, elle aperçut alors le cadeau de son frère, les larmes coulèrent silencieusement sur ses joues, elle le prit du bout des doigts, le regarda attentivement.
Louis avait tout ramassé, recollé, depuis leur enfance, elle laissa couler les larmes pendant un long moment, puis on frappa à la porte.
Elle se reprit, rangea le boulier dans un tiroir, essuya ses yeux, se remaquilla, passa une main dans ses longs cheveux bruns, et alla ouvrir aux deux hommes qui attendait leurs rapport mensuel des activités de Saraport, les Responsables des Turks et des NéoSOLDIERS, qui une fois dans son bureau oubliaient toute agressivité l’un envers l’autre, histoire de ne pas la rater en cas de problèmes.


« Messieurs ! » dit elle alors, son visage ayant retrouvé les traits de la gérante de Saraport et effacé ceux de Briséis.

Chapitre Dix-Sept - FFO, la banque.

Description de La Banque de Midgar, le nécessaire :

SARAPORT, Banque de Midgar, dont les locaux sont situés dans le secteur 5, secteur des Affaires, un coffre fort que seule la Directrice peut ouvrir et dont personne ne connait l'emplacement, des bornes automatiques dans chaques secteurs, une entreprise gérée par Briséis.

A SARAPORT vous trouverez toutes sortes de gens, de la petite pince au riche héritier en passant par le bourgeois ou le capitaliste moyen... La seule chose que vous devez comprendre en entrant ici, que vous soyez client ou employé, ce résume à quatre mots :
Faut que ça rapporte... C'est la devise de la maison.
Dans les locaux, tout est sombre, bienvenue à Midgar, pourquoi se cacher la noirceur de notre monde, SARAPORT ne vous cache rien... ou presque.
Tous les membres respectent à la lettre le règlement stricte de la Direction, qu'il soit vestimentaire, protocolaire ou simplement administratif. Les employés ne sont pas là pour mettre de l'ambiance, la tenue est impeccable dans tous les domaines. Pas de flirt entre
collègues, de jalousies mal placée, de déconnades, en somme d'effusion de quelque sorte que ce soit.
Au premier étage, vous trouverez les guichets, où vous ferez vos dépôts, retraits et transactions, ainsi que les bureaux de vos Conseillers Financiers. Au second, auquel vous n'aurez accès que si vous êtes gravement en tort a notre dépend, un responsable d'une haute structure de Midgar ou un employé très méritant, vous pourrez apercevoir les bureaux des hauts gradés de SARAPORT, de la Directrice et peut être le Coffre Fort.


Etroitement surveillée par les Turks et NéoSOLDIERS, votre argent est en sécurité dans notre Banque, et notre banque est en sécurité de notre monde. Notre travail consiste à faire du profit pour les autres, cela ne nous empêche pas de tirer profit de la surveillance.
Turks, NéoSOLDIERS et membres de SARAPORT s'engagent à garantir la sécurité de votre capital, s'il vous êtes victimes d'une fraude ou d'une manipulation, nos employés savent à quoi s'en tenir. Pas de ça chez nous, ou c'est très gravement puni.

A SARAPORT nous ne sommes pas des gentils, mais nous ne sommes pas des escrocs non plus... ou alors certains employés le cache bien. Nous faisons de l'argent, pas de la Charité. Nous accumulons le Capital, pas les bonnes actions. Notre but ? Faut que ça rapporte, alors on fait ce qu'il faut pour, même si ça peut déplaire.
Faire de Midgar un monde meilleur ? Pas pour nous, mais on peu la rendre un peu plus confortable, par les finances, et c'est pour ça, que SARAPORT existe (et pour s'en mettre plein poche en qualité de Banquière Directrice aussi).


Aussi cordialement que possible,
La Direction,
Briséis.

Chapitre Seize - FFO, Madame la Directrice.

Assise confortablement dans un fauteuil du salon, du haut du 49ème étage de Tour Centrale, Madame la Directrice apprécie le spectacle qu’offre la ville aux plus riches, bien installée dans une couverture.
On frappe à la porte, Briséis avait prévu une soirée seule, pour se coucher tôt et être en forme à son rendez vous du lendemain. Elle se leva, alla à la porte et à la place de l’homme grand et fort auquel elle s’attendait, c’était un jeune homme d’une quinzaine d’année qui se tenait sur le pas de ses appartements personnels et semblait très mal à l’aise.

« Madame la Directrice, dit le jeune garçon d’une voix peu sure, Monsieur le responsable à fait livrer ça pour vous, il tendit sèchement et rapidement un bouquet de fleurs variées à Briséis.
- Merci,
- Madame la Directrice…. Pardon mais… je… il me faut une signature.
- Biensur, voilà, aurevoir.
- Aurevoir Madame la Directrice
Et le jeune garçon partit comme une flèche vers le fond du couloir

« Je fais peur ou bien ? » Se demanda Briséis à voix haute, fière de l’effet produit sur l’adolescent.

Chapitre Quatorze - Faery V1

Le nécessaire : [Narratrice Hrp pour personnage Rp]

Briséis : Grande, brune, yeux bruns, constamment emmitouflée dans une demi douzaine de châles de couleurs foncés, porte en dessous une robe de sorcière basique et noire, et des cheveux qui ondulent jusqu’au bas de son dos, toujours fourrée sur les chemins avec sa sacoche d’herboriste et son bouquet de fleurs dans chaque main…

Elle fait quoi ? : De l’herboristerie, c’est la seule chose qu’elle sait faire, mais au moins elle le fait bien et ça rapporte, tu parles, dans un monde de sorciers et de vampires on est pas à l’abris d’une infection ou d’un sort jeté de travers… Bri elle sait faire les onguent et potions nécessaires, et ça rapporte…

Elle pense quoi : elle pense pas, ou alors pas beaucoup, souvent à la même personne, ou à d’autres, qui lui sont chères, elle pense beaucoup à son nombre de crédits aussi (son Parrain était nain quand il l’a « élevée » ça doit être pour ça), elle pense à ses plantes, elle pense à ses clients habituels quand elle va en Forêt pour chercher de nouvelles herbes, elle pense qu’elle est bien en Forêt Noire mais que Bglaadesh lui manque un peu quand même, Bri elle pense pas beaucoup, elle agit pas énormément non plus faut dire, mais quand elle le fait elle le fait bien

Elle a des particularités ? : Bah non, si ce n’est qu’elle aime son boulot (parce qu’il rapporte… et pour les plantes aussi), ou alors on peut dire qu’elle a une grande cuisine pour ranger toutes ses herbes et faire ses potions, avec de grandes armoires et de grand chaudrons… Elle a été gardienne aussi, c’est bien… pour voyager dans les différentes contrées faeryennes il a fallu mieux maîtriser le pouvoir de transplaner… ça fait deux choses qu’elle sait faire (et qu’elle fait bien)

Elle vit où ? : Elle n'a pas trouvé l’antre de l’herboriste, faut dire qu’elle a trouvé d’autre choses sur les routes, elle en souffre encore d’ailleurs… mais même maintenant, elle vit dans sa petite maison avec son petit potager, sa chouette et son chat, elle fait chier personne, elle sort quand elle veut et si sa cousine, son fils ou sa belle fille passent par ce coin de la Foret Noire il/elle peut toujours s’y arrêter un moment… parce qu’elle travaille à domicile, et parce qu’elle sait ce que c’est que de voyager.

Des qualités ? : Quelques unes il faut bien… elle est patiente (pas à la Taverne mais sinon elle l’est) faut la connaître pour voir qu’au fond Briséis c’est quelqu’un de bien

Des défauts ? : Bah oui… là aussi il en faut, elle a arrêté de faire des choix, elle laisse faire… parce que depuis toujours ce sont les autres qui ont choisis, ça ne la dérange pas, elle s’en fout, quand on ne la connaît pas on dit qu’elle est chiante, qu’elle boit, qu’elle cogne…. Mais si vous venez la voir chez elle, là où elle se sent en sécurité, vous serez étonnés

Une pensée ? Un mot ? Une citation ? : Non, elle s’en fout je vous dis… ou alors : « ça rapporte ? »

Chapitre Treize - Aetheir & Hrp

Je voudrais remercier Terry Pratchett, les habitants de Lancre, et plus particulièrement
Esméralda Ciredutemps, Gytha Ogg et Magrat Goussedail.



I. Philosophie de ma personne.
Briséis Magrat Jane Aetheir, ou Son Altesse, Votre Majesté, Ma Reine etc. personnage fictif.
Amélie, ou Amy, Mimy, Bri, Bribri et autres surnoms plus ou moins flatteurs, personnage en chair et en os, surtout en chair, et bien réel.
Quoique.


La nuance de réel s’est toujours mal distinguée dans ma vie, j’aime tellement laisser vadrouiller mon esprit, que quelque fois il se perd, incapable de revenir à notre monde, parce la complexité du scénario imaginaire où il se trouve, n’a pas encore de fin lui permettant de revenir.
Mon esprit reste donc, assez souvent en stand by dans un autre univers, afin de revenir dans le notre. Malgré cela, il reste plus ou moins prisonnier ou du moins très attiré par la fin du scénario, inventant moult clefs ouvrant la porte de la fin de l’histoire.
Ce qui résulte dans notre monde à ce qu’on appelle une personnalité complexe, une psychologie forte, qui reste toujours bien casé dans toutes situations, et qui nécessite une lente analyse de ce qui l’entoure, mystifiant le symbolisme de chacun de ses actes et de ses pensées, et jouant contre ma personne la plupart du temps.


II. Je.
« L’ennui avec les sorcières, c’est qu’elles ne fuient jamais ce qu’elles détestent vraiment. »*

En l’année du Seigneur 1987, le 6 Décembre de cet automne, à 06h45 du matin, dans la ville d’Echirolles en France, je naquis.
Je ne m’en rappelle pas. Et je ne cours pas après les souvenirs probablement flou de la première fois où je vis la lumière, je préfère me dire, qu’elle a toujours fait partie de ma vie, que la lumière n’est pas quelque chose que l’on découvre, qu’elle est omniprésente. Et mon approche, est plus sentimentale, que scientifique.
Si je parais facilement émerveillée, entre autre par l’exemple au dessus, ce n’est pas vrai, je suis plus souvent blasée, du moins dans la catégorie de l’espèce humaine et de son comportement. S’il m’arrive de m’extasier et d’être étonnée par certaines situations, j’accorde beaucoup d’importance à la psychologie de chacun, à l’expérience passée, et pour moi, tout ce qui est fait par une personne, est explicable par sa psychologie, ça veut pas dire que je suis fine psychologue, simplement que je suis compréhensive.
Il arrive pourtant de nombreuses fois où une psychologie me dégoûte, auquel cas, je n’y attache pas d’importante, c’est dégueulasse, mais c’est comme ça. Et lorsqu’il y’en a une qui me paraît cachée ou méconnue, je me jette dedans, à mes risques et périls, sachant que les gens sont incroyablement intéressants, mais qu’ils m’effraient aussi énormément. Surtout s’ils sont 10, baraques et moi toute seule.


III. Les contes.
« Les comptes se fichent des personnages qu’ils mettent en scène. L’important c’est que le conte soir raconté, que le conte soit répété. Ou, si vous préférez une autre façon de voir : les contes ont une forme de vie parasite, il faussent l’existence pour leur seul bénéfice.
Seul un être sortant de l’ordinaire peut résister et devenir le bicarbonate de l’histoire.
Il était une fois… »*


J’ai un attachement particulier aux contes, c’est le paradoxe de ma vie. Je suis sure au fond de moi, que je veux être la princesse, que je veux un prince charmant, une histoire d’un romantisme incroyable, avec des roses, des chandelles… Et pourtant je n’ai toujours été que la sorcière.
La vision que l’on a d’un conte peut décrire un style de vie, la mienne est plus ou moins celle d’une gamine émerveillée par la magie de la narration.

« Je peux jamais être la Princesse, chu une naine dedans... et évidemment les coup de poêle, ça aide pas le prince charmant »
(Remerciement à Charles, sans qui, cette phrase n’aurait jamais été tapée en conversation msn, et ma vie aurait continué son cours insipide aux milles questions)


Ce qui ne m’empêche pas, de vouloir y jouer mon rôle, car, je pense, que nous sommes tous typé sur ce genre de personnage, alors quitte à être la sorcière, il faut l’être pour de bon.
Je me comprends.

D’ailleurs en parlant des contes, lecteur, lectrices, on vous ment ! On fait de vous les victimes des propagandes bien passantes sur les bûcherons, sur les princes ! N’allez pas croire que ce qui est dit dans un conte est vrai !
Ca fait mal quand on découvre qu’en fait, le bûcheron, c’est qu’un bête braconnier…


IV. Timmy ! ! !
« Les elfes sont étonnants. Ils suscitent l’étonnement.
Les elfes sont merveilleux. Ils apportent l’émerveillement.
Les elfes sont fabuleux. Ils génèrent des fables.
Les elfes sont séduisants. Ils dégagent de la séduction.
Les elfes sont enchanteurs. Ils appellent l’enchantement.
Les elfes sont terribles. Ils inspirent la terreur.
Les mots ont ceci de particulier que leur sens peut se distordre comme un serpent ; et quand on veut trouver des serpents, il suffit de les chercher derrière des mots qui ont changé de sens.
Personne n’a jamais dit que les elfes étaient gentils.
Les elfes sont méchants. »**


J’ai un réel problème avec les stéréotypes, et comme tout être humains, je case chaque chose que je fais dans une catégorie bien particulière en criant haut et fort que la généralité c’est mal et qu’il faut toujours voir au cas par cas, en divergeant cette technique à tout ce qui est du domaine de la discussion et de l’avis politique, économique et autres sujets considérés importants et demandant une certaine intelligence ou une certaine culture bourgeoise d’ailleurs de plus en plus populaire au final. Ayant moi même fait l’objet de stéréotype (du moins m’étant moi même casée dans une catégorie en fonction de ce que reflétait les yeux des gens à mon sujet) pendant la longue et pénible partie que représente l’enfance dans ma vie, et probablement après, même si je ne l’ai plus remarqué, du fait que je m’en fichais.
Il était important pour moi de ne pas tomber dans le stéréotype de « la méchante » (quand j’écris que j’ai toujours eu le rôle de la sorcière ou de la sœur avare et égoïste, ce n’est pas juste parce que je suis (depuis peu) attirée par l’image de la sorcière contemporaine), ou d’une rebelle mélancolique en manque de reconnaissance extérieur dans un monde qui ne me comprend pas, et dont je souhaite m’en aller par ce merveilleux moyen si romantique qu’est le suicide. Non, je suis équilibrée, du moins j’essaie. Et même si on en doute, j’ai, et j’avais déjà à l’époque, une conscience.
Il m’était donc difficile de ne pas plier aux caprices de mon âge, depuis toujours il me semblait que les princesses étaient autour de moi, et pas à l’intérieur, que je n’étais que le décor, cela m’a fait de la peine, et comme toute gosse de cette âge qui a mal, le seul moyen est je pense d’être méchant.
Je me voyais assez mal, débarquer devant mes parents un soir, en leur disant que j’allais avoir besoin d’aide psychologique, pour me remonter le moral, parce que je faisais un complexe d’infériorité vis à vis de tout ce qui m’entourait, même de la cafetière.
Je pleurais donc beaucoup par derrière, et était agressive par devant. J’en ai pas honte, je pense que c’est ces moments là, qui font que je suis si fière de ma personnalité aujourd’hui, j’ai eu le temps d’y penser, et si je parais un peu trop sure de moi, ce qu’il faut savoir, c’est que ma personnalité est la seule chose que je maîtrise, et pas le monde autour de moi. Qu’on me laisse donc le contrôle au moins de cette partie là. Si certains ont dit que je suis « peu dévoilée », je me connais personnellement par cœur, et cogite plus que je n’y parais, je ne montre en revanche à autrui, que ce que je veux bien montrer. Autant paraître à son meilleur jour, et sans toutes les questions que je me pose sans cesse. Paraître à mes amis quelqu’un de joviale, qui se prend pas la tête, et qui réfléchit pas plus que ça. J’aime cette image là, et je la ponctue de ce que je ne peux pas toujours maîtriser, à savoir une impatience caractérisée et un degrés de tolérance égal à zéro en ce qui concerne les gens encore moins altruiste que moi (la limite de l’égocentricité personnelle étant dans mon cas, dépassée de très loin, la personne qui est allée encore plus loin, ne mérite pas mon attention, qu’elle donne plutôt de la sienne aux autres).
_____
*Citations des Annales du Disque Monde. Trois Soeurcière, Mecomptes de Fées et Nobliaux et Sorcières.

Chapitre Douze - FFO, temps libre.

Dans le vaste appartement, du haut de la Tour Centrale, à l’avant dernier étage, au milieu des meubles familiers et confortables qu’elle avait accumulé, Madame La Directrice tournait en rond. Elle s’arrêta quelques minutes devant le buffet sur lequel était posé sa vieille épée de Néosoldier, déjà nettoyée et affûtée aujourd’hui, les jours de congés, aussi obligatoires soient-ils, étaient les pires… Elle avait même pris le train pour faire un tour dans le secteur des affaires… faire une petite ronde, se promener « en civile » dans les rues où vivaient la majorités des entreprises clientes de SARAPORT. Midgar l'ennuyait, elle s’en rendait compte à regret, elle se lassait, simplement .

Arrivée devant la borne automatique SARAPORT de ce secteur, elle se rappela sa rencontre avec son comptable, Alec s’était frotté à plus rapide que lui ce jour là, et aujourd’hui, elle estimait que cette rencontre fut une des meilleurs de sa vie ici.

Autour d’elle les gens se retournaient bizarrement, sans ses tailleurs chics et ses talons hauts, elle ressemblait à n’importe quelle jeune fille de 20 ans se promenant, ou faisant une course, elle paraissait loin du Haut Midgar, du monde mafieux de la bourse, et financier.

Les personnages publiques n’ont pas vraiment droit à une vie…

Elle songea cela en se rendant compte une fois encore, de sa progression en même pas 5 ans ici. Devant une vitrine elle se scruta dans le reflet, elle ressemblait à une ado… Alors qu’elle gérait le système économique de la ville. Le contraste l’amusa, elle ne ressemblait même pas à l’ancienne Néosoldier qu’elle fut.

La question de savoir qui elle était se reposa, et un élan de tristesse la submergea, elle baissa les yeux aux sol, et marcha lentement jusqu’au bar, poussa lentement la porte, ne regarda pas Tifa qui la dévisageait depuis le bar, elle savait que la totalité du bar avait les yeux fixés sur elle, sur sa tenue décontractée. Elle ne s’assit pas à la table de l’administration du secteur, ou de SARAPORT, les deux étant étroitement liés. Tifa lui apporta un jus d’orange, elle joua avec son verre.

Chapitre Onze - Faery V1 Résumé

Résumé de la vie d'un personnage interprété en jeu grâce à la participation au site des gens cités dans le récit.
Les premiers pas de Briséis en Faery la catégorisèrent comme une sorcière joyeuse et ouverte, toujours à souhaiter le bien de tous, malgré déjà bien des coups dures. Amie des nains et plutard « Fille du Peuple Nain », désignée par le Roi de Bglaadesh Kaïn, elle garda une affection particulière envers cette race, passant beaucoup de son temps à ennuyer son Parrain par exemple, ou les autres.

« Je suis pas alcoolique, c’est la faute des nains ! »

Elle avait des caractéristiques qui montraient son éducation nanique. Toujours prête pour la bagarre, ou pour chercher querelle aux elfes. Elevée par Lpu8er, Conseiller et Roi nain, pas souvent là, souvent occupé à autre chose…

« Parrain ? Pourquoi ta pipe elle fait de la fumée bleue ? »

Elle rencontra l’amour, le premier, celui qu’on n’oublie pas, avec un nain justement, elle lui donna un fils. Pas de grande histoire familiale où il y a de l’amour à chaque moment, non, un fils qui, élevé à moitié par un père absent, devint un vampire assoiffé de violence et de sang. Et un mari qui retournait en Bglaadesh à la moindre dispute.

« Je connais une sorcière ratée qui adore son truc louche »
« Mange ta soupe ! »


Mais le temps passa, le nain la quitta, son fils se maria, et Briséis dû reprendre sa vie en main. Sans encore se rendre compte que son premier amour, lui gâcherai la vie plutard, et deviendrait, celui qui l’empêcherait d’être heureuse.

« Tavernier ? Ah non laisse, je me sert toute seule, je connais la réserve de Liqueur de Pommes »

Elle joua un rôle en Faery, comme tout le monde dirions nous. Mais Briséis fut vite repérée comme un bon élément au déroulement de la vie faerienne. Elle enchaîna les mandats de Gardienne, de Conseillère, fut même Inquisitrice…

« Encore raté ! Le transplanage c’est pas encore ça… »

Elle rencontra de nombreux citoyens, de toutes les régions, tels qu’une elfe tarée du nom d’Emeloptea, une semi-elfe alcoolique et philosophe, Elendil, deux licornes drôles et aimables Dark et Elestren, un elfe troubadour et un guerrier mage Feanor et Amsaradh, Un lycan sadique au niveau duels, Xathul, un Troll affectueux, qu’elle aime énormément, Atrus, et tant d’autres encores…

« Faut que ça rapporte, m’en cogne que tu t’en cognes, faut que ça rapporte c’est tout »

Elle retrouva une partie de sa famille, dont elle avait été eloignée très jeune, pour des raisons de sécurité, sa cousine, Cassandra.

« Cousine ! Etre pas mariée c’est mal ! »

Elle devint une combattante lors de la guerre de Lossëliande, elle aima le combat, les épées, la violence du champ de Bataille, sorcière ratée de naissance, elle devenait une sorcière guerrière accomplie.

« Ok ! Aller Délia, Foooonce qu’on bouffe de l’Orc ce soir ! »

Elle trouva l’amour, le vrai, celui qui dure toujours, auprès de la créature la plus étrange qui soit : un Kobold, à l’époque Roi de Cumà, puis Haut-Conseiller… et quoiqu’il en soit la personne qu’elle aime le plus au monde. Il adopta même son fils.

« Gnamour arrête, j’vais mourir d’amour sinon »

Elle se retrouva Reine de Forêt Noire, succédant à la Grande Llewellynn… tâche dure qu’elle décida de prendre en main. Certains Rois ont des surnoms, au début de son règne, Briséis aurait pu être La Bien Aimée, ou la Bonne… Mais quelqu’un allait changer cela, quelqu’un allait faire de Briséis, cette Sorcière si jeune et si ouverte, une femme réservée, distante, rigide… cette personne allait une fois encore meurtrir son cœur. Noguard lui pris son enfant, celui qu’elle attendait d’Alexi le Kobold. Cette perte changea Briséis, elle grandit d’un coup pour ainsi dire.

« Je commande donc je suis, allez vous faire f**tre si ça vous convient pas ! »

Mais malgré cela, malgré ses gouts et ses choix pas toujours heureux, Briséis souhaitait retrouver la trace de sa famille. En devenant Reine, elle poursuivie ses recherches, grâce à la bibliothèque de Forêt Noire, et surtout aux archives. Elle ne vivait plus que pour son peuple et sa famille, oubliant le reste, sa propre personne, qui n’avait jamais été bien importante à ses yeux.

« Et de l’orchidée dans le jardin… »

Rendre un peuple heureux en attendant la succession au trône, qu’elle espérait léguer à un sorcier qu’elle admire particulièrement, et guère attentif à se personne, mais qui pour elle, était le seul capable de succéder au Règne prestigieux de Llewellynn.

« Parce qu’au fond, on y peut rien, mais on le fait quand même. »

La Foret Noire Comptait plus pour elle que le reste, certains diront que c’est la magie du château qui produit cela, d’autres diront qu’en perdant un enfant, Briséis perdit une partie d’elle.

« Dame Fortune, dis tu ? Non, c’est juste que je me suis trompée, et que même mes regrets n’y changeront rien. »

Peu importe, Briséis c’est une partie de Faery, elle lui a donné beaucoup, le sorcière a donné peut être trop, à ce monde qui lui a rendu bien du bonheur, mais aussi son lot de malheur.

« Y’a de l’orchidée dans le jardin… »

mardi 1 juillet 2008

Chapitre Dix - M.Gautier

Le professeur Gautier se laissait lentement mourir, elle n’avait plus envie ni de se battre pour l’univers qu’elle avait longtemps protégé, ni pour sa famille, ni pour ses neveux. Cet homme l’avait rendue amorphe, il n’était qu’un humain normal, ignorant jusqu’à son importance dans leur monde.

Sieur Ian s’en inquiétait, Jake s’en inquiétait, Rémus et Romain aussi. Elle avait décidé de mener un dernier combat, de marier son premier amour à l’amour de sa vie, de voir son filleule et sa sœur benjamine avoir leur diplôme, puis de s’éteindre. Cet homme lui avait tout pris, sans rien demander, sans la bercer d’illusion, mais si lui savait retenir ses sentiments quand il fallait, elle en était incapable, et pour aimer, elle l’aimait, au point que le savoir heureux avec une autre, la tuait.

Lorsque Bill su que son mariage été une dernière chose qu’elle accomplirait en tant que Prêtresse Universelle, il avait eu l’idée de reporter la date, pour la garder en vie, mais, l’amour qu’il éprouvait pour sa fiancée était aussi fort que celui que le professeur éprouvait pour son humain, il voyait finalement en son mariage, un hommage à la mort de Marianne.

Dans ce monde, elle avait tout réussi, ces missions étaient toujours des succès, à deux exceptions près, et deux missions dans le CV du professeur Gautier ce n’est rien, elle avait été la meilleure élève de son académie, la meilleure magicienne de l’Univers, l’Herboriste attitrée de la reine, la tante, marraine, sœur ou belle sœur qui prenait tout l’administratif en main, elle s’était crée un capitale social plus important que la reine elle-même, elle avait réussi à faire signer la trêve entre le mal, le neutre et le bien. Mais dans son monde de naissance, qui était elle ? Une jeune fille, dans la norme, qui a d’après ces humains d’amis tout pour elle.

Mais elle ne l’avait pas lui, et avait décidé d’en mourir, parce que c’était lui qu’elle voulait, avec ses défauts, ses qualités, ses incompréhensions et des airs parfois niais. Lui qui l’avait toujours considérée comme une bonne copine. Elle avait parfois envie que sa renommée filtre dans son monde natale, lui dire qu’elle avait sauvé des milliers de vies, éduqué des centaines d’enfants, dans les dimensions parallèles, qu’elle avait côtoyé Henri IV ou Napoléon de près, qu’elle avait été membre de la résistance et avait même rencontré des membres de sa famille dans ses missions dans le passé… Elle voulait parfois qu’il sache qu’elle femme on disait qu’elle était.

Mais elle n’arrivait déjà pas à lui dire que sans lui elle n’était plus rien, lui avouer un sentiment qui la rongeait et lui faisait souvent faire n’importe quoi, ou réagir de façon excessive.

Née sous le totem de l’amour, elle s’était battue toute sa vie de prêtresse pour son symbole, et aujourd’hui elle en mourrait, c’était si simple, de se laisser aller lentement, à la mélancolie et la lassitude, à son état végétatif, allongée dans son grand lit à baldaquin, dans sa chemise de nuit noire en satin et dentelles d’une autre époque.

Le professeur Gautier se laissait mourir d’amour, pour un humain, l’Univers perdait une partie de son équilibre, pour lui. Juste lui.

Un jour, moi aussi j’y arriverai, et je deviendrai peut être enfin le professeur Gautier, Marianne est le fantasme de ma vie, la personne que j’aimerai être, dans ce monde imaginaire que je m’étais créé adolescente. Elle est morte comme ça parce qu’il fallait que je m’en détache. Mais bientôt, j’ai la sensation, que je mourrai comme elle.

Chapitre Neuf - Oeil pour oeil

La clairière se situe dans un autre lieu, coupé du monde, le soleil brille, l’herbe est verte, Marianne est assise au bord de l’eau, et elle attend. Ses cheveux longs et ondulés tombent jusque dans l’herbe, elle regarde l’eau, si claire. L’antichambre de Miraval est magnifique. Un jour elle rejoindra le Paradis qui se cache derrière, mais aujourd’hui elle est là pour guider.

Encore une mission imprévue confiée au professeur. Elle est confiante, ce n’est qu’un test, et lorsqu’elle l’entend marcher derrière elle, elle continue à regarder l’eau. Il ne la reconnaît pas, elle est de dos, habillée d’une longue robe blanche, sa silhouette est parfaite, elle ne bouge pas. Il s’arrête, il ne sait pas où il est, alors elle se lève et lui fait face. Son regard semble perdu, il ne comprend pas cette apparition, elle lui explique où ils se trouvent, et qu’il n’est pas mort pour autant.

C’est elle qui part, et le fardeau de la culpabilité lui est destiné, elle s’en va à cause de lui, parce la vie, n’est plus possible. Il la regarde sans comprendre, elle porte un dernier coup à son ego, puis elle se dirige vers la forêt. Elle le fait entrer dans l’Antre de l’Herboriste, lui montre quelle est sa vie à elle, en dehors de leurs monde natal, elle lui laisse entrevoir la puissance de ses pouvoirs, elle lui parle avec son cœur, ici, pas de secret, de toute façon il est dans le coma pour encore quelques heures, et en se réveillant, il ira bien, presque mieux, et il apprendra quelques jours plutard, sans s’être posé la question de savoir pourquoi il n’avait plus de ses nouvelles, qu’elle était morte. D’un arrêt cardiaque, à 19 ans.

Il fallait qu’il le sache au moins dans son subconscient, c’était important pour elle, elle l’avait aimé pour deux, dès qu’elle l’avait rencontré, et si ce n’était pas réciproque, ce n’était pas grave, elle partait, elle l’avait mérité, un peu de repos pour son cœur malade.

Alors elle le guide au travers de ses songes, pour qu’il voit ce qu’elle n’arrivait pas à lui dire. Puis elle le ramène là où elle l’avait trouvé, la gare est vide, ce n’est plus Miraval, leur vêtements sont ceux de leur première rencontre, elle le laisse sur le quai, avec le vent froid qui leur fouette le visage, et s’en va le long du quai, jusqu’à ce qu’il la perde de vue et se réveille, à l’hôpital, accident de route, tout va bien, il a juste dormi et son épaule est sauve, de quoi a-t-il rêvé ?

Quelques jours plutard, il apprend qu’elle est décédée, de mort naturelle, à 19 ans, une crise cardiaque, et là, il en souffre, parce que sans savoir comment, il sait que c’est sa faute. Mais en partant, elle avait la satisfaction d’avoir gâché sa vie, avec une autre, ou d’autres, par le sentiment, d’avoir joué un rôle dans la mort d’une femme. Comme il a gâché la sienne en restant sourd et aveugle.

Chapitre Huit - FFO, lettre.

Cher Monsieur le Directeur des NéoSOLDIERS,


Comme vous le savez je suis responsable de la société bancaire SARAPORT depuis sa création de mes propres petits gils durement épargnés et votre aide financière en ce qui concerne les locaux.

Je n’ai, depuis la création de cette société, jamais tenté de dérober, de voler, d’escroquer aucune des personnes, pauvre miséreux ou riche patron, m’ayant confier leur argent ou leur bien (je fais référence ici au fameux coffre de la banque de Midgar, dont l’alarme authentique défrise le Directeur des Turks).

De plus, au long des années passées, et malgré les quelques tensions entre NéoSOLDIER, Turks et SARAPORT, notre collaboration a démontré ma loyauté et mon dévouement, parfois forcé je l’avoue, à votre personne et à votre collaborateur Turks.

S’il est vrai que je n’ai dirigé aucun secteur depuis mon arrivée, quelque temps avant la création de la banque, mon travail en étroite collaboration avec les responsables sectoriels, afin de régulariser les cartes d’accès des habitants, prouve que j’en connais le fonctionnement.


En vous épargnant les fayotages qu’une personne assez niaise pour vous croire sensible à ce genre de flatteries aurait étalé en long de ce courrier, je termine ici la demande d’une carte d’accès niveau 9, avec les inconvénients, devoirs et droits que cela inclut.



Veuillez agréer Monsieur le Directeur, mes salutations respectueuses.

Briséis

Chapitre Sept - FFO, Madame la Directrice.

Mon histoire est très simple, je suis née à Utai, Je ne suis pas née seule, juste après moi, il y'avait une autre petite fille, prénommée Marianne, et bien avant moi, quelques années avant même un petit garçon, nommé Marius. Mes parents étaient pauvres, très pauvres.

Cela n'est pas interressant, cela ne vous explique pas comment je suis arrivée, comment j'ai survécu, comment j'ai monté SARAPORT. C'est très simple aussi, à 15 ans ma soeur et moi, lassées de nos misérables vies, avons fugué, avec la complicité de notre frère, direction Midgar, sans vraiment savoir où nous allions.

L'arrivée fut des plus extrème, deux jolie jumelles dans la ville la plus apocalyptique qui soit. Nous nous sommes fait detroussées et aggressées, elle y a laissé la vie, et j'ai faillit perdre la mienne aussi.

J'ai eu la chance de m'accrocher à la vie jusqu'à ce que John remette en route les surveillances de ce secteur de Midgar. Puis je me suis remise, et on a renvoyé le corps de Marianne. J'ai été embauché par John, j'avais des capacités physiques et intellectuelles, qui me permettaient d'acceder aux Néosoldiers. Mes capacités intellectuelles étaient supérieures à la moyenne en ce qui concerne les chiffres.

J'ai encore été très chanceuse, les dirigeants commençaient à se poser des questions quant à un système économique fiable, j'ai tout simplement proposé mon projet à John, il a financer les locaux, et les premiers fonds necessaires.

En gros, si SARAPORT existe, ce n'est pas grace à moi, si c'est mon porjet, il n'aurait jamais vu le jour sans John Surrender.

Puis j'ai réussi grace à la finance, à 20 ans j'étais riche.
Rien de plus simple.


Le reste est à écrire, de rencontres et d'aventures

Femme publique de Midgar à temps partiel si on veut, gérer les finances c'est pas rien.
On me dit intimidante, froide, distante, lunatique, décallée et réaliste à la fois.
Je suis grande, fine, avec les rondeurs qu'il convient à une femme. Je suis jeune, mon visage fait tourner des têtes, mes cheveux sont devenus très longs, je ne les ai jamais coupé depuis que j'ai quitté NeoSoldiers. J'ai les yeux bruns, les cheveux noirs, un maquillage et une tenue irréprochable, mais pas BCBG, au contraire.

Depuis le décès de ma Jumelle j'avoue ne plus trop savoir qui je suis, quels sont mes gouts, pourquoi les hommes me répugnent, pourquoi les femmes me paraissent niaises, pourquoi le monde me lasse, pourquoi je ne peux m'empecher de le regarder tourner, au grès des attaques des crash boursiers, des changement de strucutures... ?
Pourquoi cet homme m'intrigue, pourquoi les autres me laissent de marbre, pourquoi Alec et Sota sont les seules personnes qui dépendent de moi en qui j'ai vraiment confiance ? Pourquoi John est le seul dont je dépends qui m'inspire confiance ? Pourquoi je ne vis que pour ma banque ? Pourquoi la vie dehors ne m'interesse pas ? Pourquoi je ne bois pas d'excitant ? Pourquoi je tutoie tous les employés et les force à me vouvoyer ? Pourquoi je tiens au terme "Madame La Directrice" ? Pourquoi ?

Pourquoi ma vie parait si simple et ma personnalité si complexe ?
Pourquoi mon frère me manque plus que mes parents ?
Pourquoi je ne sais pas avancer au delà des murs de SARAPORT ?
Pourquoi je passe le temps où je ne suis pas plongée dans mes livres de comptes, la tête collée contre la vitre de mon appartement au 49e étage de la Tour Centrale à me poser toutes ces questions ?


La suite ne dépend pas que de moi

Femme curieuse, j'aime qu'on me tienne informée du Haut Midgar comme je me plait à l'appeller, je sais aussi me taire, une valeur, une qualité non négligeable quand on est à ma place, à fois enviée pour sa hauteur et à plaindre pour le peu de liberté qui va tout de même avec.

J'aimerai pouvoir assouvir le besoin de liberté qui m'étouffe depuis que je suis née, j'aimerai pouvoir claquer la porte, me battre, répondre sans tact ni politesse à mon client, mon supérieur, mon employé ou l'illustre inconnu qui croise mon chemin. J'aimerai arrêté de penser à lui, me détacher de la reflexion de savoir ce qu'il fait pendant que je revasse pendant ma pause déjeuner. J'aimerai arrêté de reflechir, de compter, de surveiller. J'aimerai passer ma vie au bord de l'eau à lire, à rêver, à ne rien faire. J'aimerai ne pas m'ennuyer aussi. J'aimerai pouvoir utiliser le niveau trois de mon lance flamme pour allumer un barbecue pour le pot annuel de SARAPORT. J'aimerai invitémes parents à voir la vie que je me suis construite sur le cadavre de ma soeur. J'aimerai qu'ils acceptent que c'est moi qui ai survécu et pas elle. J'aimerai que Sota et Alec prennent des vacances au lieu de m'assister tout le temps, j'aimerai être moins sévère, j'aimerai boire du café ou du thé de temps en temps, j'aimerai remettre mes vêtements de Néosoldier et remanier mon épée, j'aimerai arrêter de me reveiller tous les matin à 4H avec la poitrine contractée, douloureuse, nauséeuse et transpirante, j'aimerai arrêté de dormir, j'aimerai dormir tout le temps.

Chapitre Six - FFO, Madame la Directrice.

A Midgar, tout le monde a un passé sombre, plein de violence, et d’humiliation, tout le monde reste néanmoins quelqu’un de bien qui souhaite refaire sa vie, avancer, en mettant en avant sa force, sa conviction… tout ça.
Que la première personne qui ose prétendre que je me victimise par rapport au décès de ma jumelle meurt dans d’atroces souffrances. J’espère être la seule personne à Midgar, qui ne fait pas de son passé, l’explication logique. Je ne suis pas une victime, et c’est pour cela que j’avance. Je prends les autres en pitié. Pauvres petits agneaux perdus qui se reconstruisent.

Battue dans mon enfance ou rejetée par mes propres parents, je ne vois pas en quoi cela expliquerait aujourd’hui qui je suis. Cela expliquerait peut être, certaines de mes réactions. Mais si peu. C’est ici que je suis née.

Les hauts et les bas de ma vie ne seront pas détaillés et analysés afin de vous proposer un profil psychiatrique, psychique ou de personnalité. Je suis Briséis, je dirige l’économie, ou du moins, une partie de l’économie (n’allons pas risquer l’égo de mes supérieurs), et mes doutes, mes bohneurs, mes failles et mes forces, ne sont pas à vendre, ni à exposer pour assouvir une curiosité malsaine ou simplement vous donner envie de vous intéresser à ma vie. De faire de moi quelqu’un de différent, comme tous les rapports ou les identifications des autres le font. Je ne suis pas différente de la populace, et tous les gens qui veulent faire croire qu’ils le sont, sont en réalité des frustrés de bas étage en manque de reconnaissance.

Je me présenterais simplement, histoire d’être en règle. Je suis quelqu’un qui se pose constamment des questions, et pas n’importe lesquelles, elles commencent toutes par « Pourquoi ». J’ai constamment besoin de comprendre, c’est presque une obsession, et pourtant, j’en sais si peu, sur tout ce qui nous entoure.
Il y a aussi, la liste non négligeable de ce que je voudrais, ou ne voudrais pas. Et si elle est longue, c’est que je suis perfectionniste.

Quelques caractéristiques, celles qui font que malgré mon « comme tout le monde » et bien, justement, comme eux, je suis unique : Je suis naturellement douée pour les chiffres, les tests que j’ai subit en tant que membres des Néosoldiers prouvent un intelligence légèrement différente (pour ne pas dire supérieure, car je continue à croire en plusieurs type d’intelligences, comme par exemple une intelligence instinctive ou émotionnelle).
J’ai toujours l’air de sortir d’un autre univers, les yeux flous et rêveurs, qui cachent en réalité, un cerveau en ébullition, tout le temps.
Et je mens sur beaucoup de chose qui rendent bien en « public » comme par exemple le fait que je ne trouve pas mon bureau ou les toilettes dans ma propre banque, qu’en réalité je connais par cœur, ainsi que le dossier de tous mes membres, dont je simule l’oubli du nom par simple formalité.

Chapitre Cinq - Faery V1

Texte écrit grâce à la participation en jeu d'Alexi, Elendil et les habitants de Cùma, dans la première version de Faery.


A peine éveillée d’un long et profond sommeil, je trouve le moyen d’envoyer une lettre à mon époux, et de consigner dans mon journal, les événements passés.
Une façon d’expier et de confesser ma part de responsabilité dans les récents événements, une façon peut être de sortir tout ça de ma tête, de faire le point, et si besoin est, de laisser cette partie dans les Archives de la Bibliothèque.
Actuelle Reine de Foret Noire, je suis partie avec deux gardes, à une réunion organisée en Cumà par le Conseil des Races, se trouvaient là, les autres gouvernements de Faery, Lossëliande, Mystaurë, Comenhora… et Bglaadesh était représenté par moi en plus de la Foret Noire.
J’arrivai enceinte de mon époux, Alexi, ancien Roi des Terres de Cumà. La réunion commença, les Cuméens nous avait demandé de venir pour parler d’éventuels accords et traités entre régions.
Je savais que Noguard, mon ex-époux, serait présent, je savais aussi, que le nain qu’il avait été, restait enfouit en lui… et avec, une part d’histoire commune et peut être de sentiments à mon égard. Et c’est en sachant cela, que je suis partie à cette réunion, connaissant aussi, les réflexes violents de la forme Orc de Noguard et son caractère sanguinaire.
Je suis pourtant partie, je suis restée à côté de lui à la table de la Grand Salle, et je l’ai suivit lorsqu’il m’a prit par la main pour, je pensais à ce moment là, parler d’un accord ou autre. Il m’emmena alors, dans une pièce à côté de la Grand Salle. Il me regarda dans les yeux, puis voulut parler, mais il ne put. Il était en larmes, il bredouillait, il regarda mon ventre. Et il m’enfonça sa dague avec une rapidité que même mes réflexes de guerrière n’ont pu éviter, je n’avais rien vu.
Je me rappelle la douleur fulgurante, le choc, mes yeux qui s’ouvrirent grands, mon corps pétrifié. Puis il se recula, je crois qu’il me regardait, je ne sais plus. J’ôtais la dague de mon ventre, dans un hurlement de douleur, puis je le voyais se jeter du haut de la tour par la fenêtre.
Je ne me rappelle pas le reste, juste être revenu dans la Grand Salle où tout le monde me regardait, ensuite, ce fut le trou noir.
On me dit plutard que c’est Dame Elendil qui me rammena, elle avait pris cette décision elle-même, et malgré l’escorte de sorciers, elle m’avait protégé durant le trajet et même avant qu’un délégation de Foret Noire n’arrive au palais de Cumà.
Je me réveillais en Foret noire, dans ma chambre, une plume de phoenix et une lettre d’Alexi sur la table de chevet.
Je m’en veut tellement, j’aurais du éviter ça, j’aurais pu le faire. Infliger une douleur supplémentaire à mon époux. J’aurais du. La perte d’un enfant… j’ai peur aujourd’hui de ce que ça pourrait avoir comme influence sur lui, qui a déjà tant éprouvé. Sa lettre m’a à la fois réconforté et fais peur. J’aime tellement ce Kobold, j’ai peur de le perdre, pour une bêtise que j’ai faite, et pour laquelle il culpabilise sûrement… à ma place.

Chapitre Quatre - Faery V2

Je naquis dans une petite chaumière de Forêt Noire, à la frontière avec Cumà, là où vivait ma grand mère. Elle dit alors que si je naissais au crépuscule, cela se verra le reste de mon existence. Les ragots et traditions d’une vieille folle vivant trop près du désert, et pas assez des plantes grasses et des arbres centenaires de la Forêt.

Mon enfance se déroula ici même, dans cette chaumière, ou mes parents me rendaient visite une fois pas mois, ils s’assuraient que je mangeais bien, que je grandissais, et que j’apprenais. trois tâches peu difficiles que je menais toujours à bien.

Ma grand mère ne leur a jamais dit que j’étais une enfant difficile, qui restait enfermée dans sa chambre, assise sur son lit à fixer la porte de mes yeux sombres, pendant que les autres pensionnaires, trois garçons et une fille, un peu plus âgés que moi, s’amusaient gaiement dans les bois à proximité. Elle ne leur disait pas non plus que chaque soir elle craignait pour ma vie, parce que je sortais de la chaumière, pour me promener dans la Forêt, risquant ainsi de rencontrer Vampires ou Cuméen.

Ce que ma grand mère n’avait pas compris, c’était que certaine plantes sont plus bavardes la nuit, elles se confient plus facilement, alors pour les écouter, il fallait sortir la nuit. Plutôt que de les piétiner toute la journée pour jouer à chat ou à cache-cache.

Je haïssais, et je hais toujours, ce gens qui vivaient à leur crochets, sans même prendre le temps de les écouter, qui les arrachaient violemment, sans ménager quoique ce soit. Un coup de sécateur est moins douloureux, mais non, ils devaient absolument les tirer, les tordre, pour après, se hâter de les préparer pour les potions et onguents.

De même pour les quelques lierres inutiles de la maison, il été tellement simple de les tailler, pour leur faire du bien, qu’ils poussent mieux, et confonde la maison avec l’entourage. Mais non, on débroussaillait… C’était plus simple. Pourquoi domestiquer la plante à pousser autour de la fenêtre, alors qu’on peut détruire son évolution une année après l’autre ?

Je ne comprend pas qu’on puisse négliger de cette façon le produit essentiel de notre apprentissage, ou pour ma grand mère, de son travail.

A ma majorité, j’étais devenue herboriste émérite, étrangement, mes potions avaient plus jolie couleur, meilleure odeur, performance décuplée. Bizarrement pour ces crétins bouseux le nez dans leur bouquins. Mais pour moi, c’était normal…. Je repartais donc de chez ma grand mère, avec l’argent que mes parents avaient laissé pour acheter mon nécessaire. Une belle sacoche de cuir, avec dedans, pinces, flacons, bocaux et sécateurs.

Je n’attendis pas de les revoir, je partis à travers la Forêt Noire, pour vendre mes potions, mes onguents, tout ce que ma précieuse grand maman m’avait appris, et avec ce petit plus qui caractérise les Herboristes talentueux, la capacité de ne jamais se perdre dans une forêt, et surtout, d’avoir dans mon sac, ce pour quoi, nous autres Herboristes, avons du créer des antipoisons.

Chapitre Troisième - Aetheir

Notes biographiques du Docteur Hector, historien royal d’Occident sur le sujet d’Alec Flistrañ.
Journal de Bord d’un Historien.


…Ce jeune homme d’une force et d’un intellect remarquable, me regardait comme une mouche sur son gâteau préféré, il me semblait alors, que je ne parviendrai jamais à en faire une biographie, je comprenais néanmoins ses réticences, il était encore un jeune homme, et à seulement 25 ans, que dire de sa vie ? Il savait comme moi, que nos premiers entretiens relateraient uniquement de ses origines, de la noble famille des Flistrañ. Famille déjà éprouvée, au fil des années, toujours soudée à la famille royale, intimement liée à la Politique de Miràeväl depuis la Guerre des Triplets.

Ce jeune homme, donc, je devais en faire une biographie, feu le Roi Kearney avait été très clair, son grand père et son père avaient été ses Premiers Conseillers Royaux, Alec était naturellement désigné pour être le prochain. C’est ici que commence mon œuvre. Qui je pense ne sera jamais terminée, avant le dernier souffle du Capitaine des Armées.

Lui demander de donner sa confiance à un illustre inconnu, qui plus est de nature vampirique, n'était pas facile, malgré moi, et mes pulsions naturelles au mieux étouffées par ce besoin d’être témoin de mon temps (aussi long fut il), je restais pour lui un non vivant, quelqu’un qui non seulement lui rappelait de mauvais souvenirs familiaux, mais aussi, un membre de la seule race « maléfique » autorisée à rester vivre en Occident après les guerres de Purifications, qui ont coûté cher à la famille Flistrañ.

La première chose que je pouvais écrire sur Alec Flistrañ, c’était que son visage reflétait ses pensées, et qu’il en était conscient, laissant de côté le ménagement de son interlocuteur, mettant en avant la franchise de ses yeux.

Et quels yeux, en 229 ans de non vie, je n’avais jamais vu de tels yeux, j’avais dans l’idée d’en faire un chapitre complet de sa biographie. Ses yeux avaient quelques chose de magique, non pas comme l’illumination des pupilles des Héritiers lorsqu’ils se retrouvent, mais d’encore plus ancestrale, ce jeune homme avait des yeux qui révélaient une magie datant d’avant notre temps, d’avant les Triplets, et même d’avant Aetheir. L’historien que je suis, ne pouvait pas se tromper en les regardant, ou plutôt en les subissant… Car même pour moi, un des vampires les plus puissants de Miràeväl, ces yeux là étaient intimidants. Je me promettais de rechercher toutes les informations disponibles sur ce phénomène, et demandait même à notre Reine, de me renseigner, profitant du lien étroit qui les unissait.


« Noble Docteur,

Ma majesté ignorait la mission que feu mon Père vous avait confié, et c’est avec honneur que je vous ferai part de ce que je sais d’Alec. Mon point de vue, aussi royale soit il, manquera clairement d’objectivité, car j’ai grandi avec lui.
Mais la question que vous posiez sur ses yeux m’a interpellée, en effet, Alec a des yeux incroyables, et c’est un réel plaisir de pouvoir les contempler d’aussi prêt qu’il me l’est donné.

Je ne peux malheureusement rien vous dire de leur signification mystique, mais simplement vous donner quelques exemples.
Lorsqu’on lui annonça qu’il avait perdu son père, j’étais présente, et le beau visage si facilement lisible de mon Garde, me brisa le cœur, ses yeux prirent une teinte bleu nuit, et s’il avait fallut donner une couleur à la douleur, c’est celle ci que toutes les personnes ayant vu Alec triste un jour, auraient choisit. Car non seulement ses yeux exprimaient sa détresse, comme aucun des adjectifs que j’écrirai ne le fera jamais, mais ils la rendaient palpable, nous pouvions « toucher » la violence et la douleur qu’Alec ressentait à ce moment là.

Je pourrais aussi, vous parler des nombreuses fois où le nom du Maître du chaos est prononcé, je n’aurais pu croire possible que des yeux puissent renvoyer de telles images, j’aurais dit, que ses pupilles avaient pris feu, on y voyait très nettement des flammes brûler, sans iris à l’intérieur, juste un rond de feu, dans ses yeux…

Et lorsque son humeur est vraiment joyeuse, ses yeux sont plus verts, d’un vert vif et profond, nuançant ainsi, leur gris habituel… Ou quand il s’agissait de peur, on pouvait y voir un reflet furtif de jaune pâle.

Mais si comme vous l’avez écrit, vous comptez en faire un chapitre entier de sa biographie, j’aimerai rappeler, qu’un individu n’est pas caractérisé par un point particulier de son physique, Alec n’est pas seulement un jeune homme dont les yeux gardent une magie ancienne, c’est aussi un bel homme, d’une grande intelligence, d’une grande agilité, d’une force incroyable. Mais c’est loin d’être tout, ne vous focalisez pas sur ses actions, recherchez plus loin, voyez ses choix, ses doutes, le pourquoi ainsi, vous découvrirez une personnalité hors du commun, un mental à toute épreuve, le seul homme en ce monde qui pourrait mettre un cœur royal et protégé à nu.

Son Altesse Royale,
Briséis Magrat Jane Aetheir,
Reine de Miràeväl.


Après cette lettre royale, je décidais de remettre à plutard mes recherches, en accordant la priorité à la vie passée de mon sujet. Et particulièrement à sa relation avec notre Héritière.
Alec Flistrañ n’est pas quelqu’un qui confie ses réflexions et attachements profonds aux autres, mais suite à la lecture de la lettre, je notais que ses yeux étaient plus verts lorsque nous parlions de notre Reine… Je lui demandais donc, comment il vivait sa proximité avec Elle, et avec feu le Roi Kearney de son vivant.

« La famille royale, fait entièrement partie de ma vie, de ma personnalité, j’en ai peur, feu le Roi Kearney, était comme un oncle ou un grand cousin pour moi, ne mâchant pas ses mots pour me parler, je ne sais pas comment il me voyait, mais je sais qu’il avait beaucoup d’affection pour mon père, je me rappelle que quand j’étais petit il me regardait avec beaucoup de tolérance, je n’étais qu’un gamin qui courait dans son château, qui joutait contre les peintures des nobles du château, les prenant comme adversaires, parce qu’ils étaient forts, et glorieux… Il m’a d’ailleurs demandé pourquoi je choisissais mes adversaires imaginaires comme étant les plus grands guerriers d’occident, et le petit garçon que j’étais, intimidé par mon roi, mais incapable de mentir à un Descendant, lui a répondu honnêtement, que c’était pour être aussi fort que mon père et Lui. Ce jour là, il me dit que je serai fort, et que je n’avais pas besoin de me battre contre des tableaux pour le devenir, c’était en moi, et pour Lui prouver ma grandeur, je devais assurer la sécurité de Sa fille. Chose que je fit dès qu’elle fût en âge de marcher… ou plutôt de courir.

Pour l’Héritière, c’est différent, je m’étonne de ne pas la considérer comme une sœur à protéger, comme j’ai toujours été là pour la relever ou pour être complice ou victime de ses aventures de jeune Princesse… peut être parce que chaque jour, Elle me prouve un peu plus qu’Elle n’a pas besoin d’être protégée… Au fond, j’avouerai que c’est assez frustrant, d’être devenu le meilleur guerrier d’Occident et de ne pas être à la hauteur de ma Reine, que pourtant, j’ai vu grandir, et avec qui j’ai grandit.

Cela étant, je mesure la position privilégiée où je me trouve. Et c’est ma plus grande fierté.»


Je ne pouvais lui en faire dire plus, je cherchais donc, comme initialement prévu, l’histoire de sa famille, chose facile en ce qui concernait son père, dont j’avais été le biographe aussi, mais qui devenait problématique lorsqu’il s’agissait du Flistrañ qui avait connu le Premier, et qui était non mort en Terres Anarchiques.

Je ne pouvais évidemment pas négliger ce qui faisait la force mentale et la volonté furieuse d’Alec à marcher droit, et à être digne de ses aïeux et de son rôle en Miràeväl, et cette caractéristique était évidente depuis la lettre de l’Héritière. Sa haine viscérale pour Mauldraz, était le stimulant d’Alec sur le plan de carrière militaire, chaque entraînement, chaque concours, chaque joute, le faisait un peu plus victorieux, puisqu’il imaginait se battre contre le Maître du chaos. Cette créature qui lui avait prit son père.

Il y a de cela quelques années, pendant son entraînement militaire, pendant lequel, Alec se montrait plus que précoce et doué, son père disparu, dans la pire circonstance qu’il pouvait exister pour un Conseiller et Guerrier de sa trempe, c’est le Maître du chaos, qui en fit un non vivant, comme Proinsias, son aïeul, avant lui. Alec n’avait alors que 19 ans. Comme il me l’expliquait plutard, lorsque je réussis à avoir sa confiance, depuis son enfance, il vivait avec la crainte de ne jamais revoir son père, à chaque fois qu’il partait avec feu le Roi, en effet, sa famille avait toujours été fidèle aux descendants d’Aetheir, et peu importait leurs pays, (ainsi, lors de sa rencontre avec l’Impératrice d’Ishinkeru, bien que son pays soit Miràeväl, il montra grand respect à Lumare Aetheir) elle avait toujours été aux cotés de nos Rois, depuis l’amitié entre le Premier et leur ancêtre, et était inscrite dans leurs gènes. Et parallèlement, sa haine pour Mauldraz, s’était elle, inscrite dans son tempérament, plus violente que jamais, le jour funeste où il ne put mettre son père en terre après la cérémonie funèbre, sans corps à pleurer, sans âme à qui offrir le repos.

Pour assurer ma théorie, en dehors du témoignage indiscutable de notre Reine, lors d’un entraînement, auquel j’assistais, et qui aurait pu être la dernière chose que j’aurais vu si la Reine ne m’avait pas sauvé, je gardais dans ma sacoche un livre sur les Terres Anarchiques, avec l’emblème du Culte de Mauldraz sur la page de couverture, je le sortis donc de ma sacoche, au moment où Alec et la Reine tournaient, l’Héritière me faisant dos, Alec face à moi, son épée en bois dans la direction de notre Altesse, son regard gris-vert un instant distrait de leur lutte pour s’attarder sur moi, et l’ouvrage massif que je tenais ouvert devant moi.

Sa rapidité pris le Vampire que je suis au dépourvu, je me dois de l’avouer, son épée en bois passa en travers du livre et me traversa le corps, juste sous le cœur, et pris dans son élan, il continuait à courir au vitrail qui me cachait de la lumière du soleil à quelques mètres derrière moi, m’y empala avec une rage digne des colère que Yoenaï inflige aux pêcheurs lors des pires tempêtes de mer. Je sentais mon dos brûler aux endroit ou le solide vitrail avait cédé, et voyais dans les yeux de mon assaillant, les pires flammes que même l’enfer où j’irai après ma non vie ne pouvaient renfermer. C’est alors que je vis la main de ma Reine, se poser sur l’épaule d’Alec, ses yeux exprimant une profonde tristesse, à son contact, les yeux d’Alec passèrent du noir d’encre à leur gris vert habituel en sa présence, il se détourna de moi, qui me consumais lentement, et sortit d’un pas ferme de la salle d’entraînement. Briséis Magart Jane me regarda dans les yeux, le regard dur, attrapa de sa main valide l’épée qui à quelques centimètres aurait pu me tuer, la tira vers elle, la jeta au loin, dans quelques goûtes de sang coagulé, et me regarda choir du vitrail au sol. De son pied, elle m’écarta du rayon de lumière du soleil, et quitta à son tour la salle, sans un mot.

Je comprenais alors, que qui s’en prendrait à Alec, se retrouvait dans une situation des plus dangereuse en Miràeväl… car tout le temps que dura ma souffrance et même l’aggression, aucun des chevaliers présents, ne fit le moindre mouvement, après les sorties de la Reine et de son Garde, personne ne bougea, certains mes regardaient même l’air de penser que j’avais mérité un tel traitement.
Le respect que j’observais pour le capitaine des armées, me donna l’envie d’être patriote, malgré ma blessure, et l’affront que je venais de faire.
Alec Flistrañ est la personne que les jeunes miliciens et les écuyer veulent devenir.