Edito

La quasi totalité des textes présents sont des RPs de BBS, par conséquent, beaucoup de personnages concernant les articles de Faery, FFO et Aetheir sont les personnages joueurs de membres des BBS nommés.

Les résumés de ce site sont donc des histoires racontées par moi même mais avec la participation de personnes réelles. Et les lieux nommés, hormis pour certaines régions d'Aetheir n'ont pas été créés par moi.

Ceci étant défini, bonne lecture.
Pour en savoir plus sur les BBS en question, la page de mon blog principal "Journal de Briséis" vous fournit les liens necessaires.

jeudi 10 juillet 2008

Chapitre Vingt-Sept - Faery V1

Dans le château de Forêt Noire n’y a pas un bruit, la nuit est tombée depuis déjà quelques heures sur la Forêt et les Vampires sont de sortie pendant que les Sorciers dorment.

Dans les appartements de la Reine, un petit Kobold est roulé en boule dans le lit royale, sa femme allongée à côté a les yeux grands ouverts. Elle jeta un œil sur son mari endormi près d’elle, calla un oreiller chaud contre lui, remonta les couvertures sur lui et sortit discrètement du lit. Elle enfila sa robe de chambre par-dessus sa chemise de nuit, releva ses cheveux raidis par les coiffures royales au dessus du col, et les laissa tomber jusqu’au bas de son dos.

Arrivée au pied du lit elle jeta un dernier coup d’oeil à son époux, il dormait comme un bébé, elle sourit puis sortit de leurs appartements.

Elle se retrouva dans le couloir, pris une bougie sur un des chandeliers et marcha vers son bureau. En chemin elle entendit des bruits dans le château, sûrement Aegir qui rodait à l’afut d’un nouveau passage secret ou Tam qui faisait un tour pour égorger une servante malchanceuse. Elle ne fit pas attention, le château se protégeait lui-même de toute façon, il était plein de magie de ses prédécesseurs, rien que la dernière en date aurait suffit à immuniser le palais pour les trois prochains siècles.

En chemin Briséis pensa a pas mal de choses, prenant machinalement le chemin le plus long, profitant du silence du Château. Elle était torturée depuis les événement de Comenhora, elle avait beau essayer de se raisonner, la mort de Noguard l’avait affectée plus qu’il n’y paraissait. En y réfléchissant, elle comprenait que même après Lossëliande, elle avait continué à aimer le Nain et à espérer qu’il se libère de l’Orc… Le fait qu’il ait été son premier amour jouait aussi la dessus, il avait toujours sous estimé l’amour qu’elle lui portait. Elle ne pouvait pas en parler à ses maris, de peur qu’ils le prennent mal ou qu’ils lui en veuillent d’éprouver encore de l’affection pour le défunt Nain, après les horreurs commises sous sa forme Orc. Elle se mettait à leur place, si Alexi lui disait qu’il aimait encore Obscurity alors qu’elle avait gâché sa vie, elle aurait été déçue ou perplexe quant à l’opinion qu’elle avait de son époux.

Elle arriva devant la porte en bois, qu’elle ouvrait tous les jours deux fois, et refermait le soir et le midi… la bougie avait coulé sur sa main, formant des perles de cires et une longue traînée. Dans sa réflexion elle n’y avait pas fait attention. Elle s’arrêta devant son bureau, puis continua son chemin, explorant le château qui était devenu sien quelque mois plutôt. Elle arriva à la serre, posa la bougie sur une étagère, et alluma le chandelier, les plans de fleurs et de plantes semblaient en vie, encore un effet secondaire de la magie du château, les fleurs remuaient, elles semblaient murmurer des paroles réconfortantes à l’Herboriste. Un bruit de pas de fit entendre dans le couloir, Briséis ne vit qu’une ombre par la porte entrouverte, sans doute le bruit qu’elle avait fait avait attiré le Gardien du château, elle ne le sut pas, et avança jusqu’aux orchidée blanches au fond de la serre.

Du bout des doigts elle effleura la plus grande, caressant ses pétales, la tentant de lui faire ses confidences de fleurs.

De l’orchidée dans le Jardin…

Et si tu me disais ce que tu en penses toi ?

La fleur semblait regarder la Sorcière, sans bouger ou émettre le moindre son, comparé aux autres plantes dont les tiges se contorsionnaient et dont les fleurs murmuraient. Briséis compris qu’il ne fallait pas s’y adresser mais juste les écouter, elle s’assit par terre, écoutant de son oreille d’Herboriste les murmures autour d’elle.

Elle se réveilla le lendemain matin, couchée dans la serre, à même le sol, une couverture sur le corps, quelqu’un l’avait couverte, la porte était refermée, dans le château son mari, ses conseillers et quelques valets la cherchaient, elle se leva, plia la couverture, la mis sous l’étagère et repartit vers ses appartement, pour se changer en Reine de Forêt Noire avant de rassurer ses proches et vassaux.

Dans l’après midi, elle retourna à la serre, la couverture n’était plus là, de même que la bougie qu’elle avait posé la veille.

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