Edito

La quasi totalité des textes présents sont des RPs de BBS, par conséquent, beaucoup de personnages concernant les articles de Faery, FFO et Aetheir sont les personnages joueurs de membres des BBS nommés.

Les résumés de ce site sont donc des histoires racontées par moi même mais avec la participation de personnes réelles. Et les lieux nommés, hormis pour certaines régions d'Aetheir n'ont pas été créés par moi.

Ceci étant défini, bonne lecture.
Pour en savoir plus sur les BBS en question, la page de mon blog principal "Journal de Briséis" vous fournit les liens necessaires.

jeudi 10 juillet 2008

Chapitre Vingt et Un - Aetheir

I. Le Sacre

« La vie… continue. »

Je me rappelle la dernière phrase de mon Père comme d’un tournant dans ma vie. Elle résonne toujours à mes oreilles comme un ordre imprescriptible, celui qu’un Père donne à sa fille, de continuer à vivre après sa mort.
La relation fusionnelle que j’entretenais avec Kearney le Champion, s’étendait au delà de la relation entre un parent et un enfant. Au milieu de notre Cour, de nos conseillers, de nos nourrices, de nos fous, de nos nobles, de nos sujets, nous restions seuls. Ce lien étrange s’est crée dès ma naissance, ma mère m’offrit la vie de sa mort, mon Père n’avait plus que moi, et en tuant ma mère, je n’avais plus que lui.
Le choc de ma solitude se fit lorsque le médecin de mon Père, me prit le bras, et me dit : « Relevez vous ma Reine ». Agenouillée au côté du lit Royale de mon Père, dans ma robe de soie verte, mon diadème posé sur mes cheveux souples, la main agrippée à celle du Souverain, les yeux noirs de larmes, je me refusais à ce titre, aux responsabilités qui allaient avec et surtout, au fait que si je le portais, cela voulais dire que mon Père n’était plus.

Je prenais néanmoins mes nouvelles responsabilités en main, me disant que m’occuper d’un aussi vaste Royaume que celui qui était désormais mien, tuerait une partie du temps pendant lequel je penserai à celui qui m’offrit la vie.
Mon sacre se fit dans l’après midi même de sa mort, je devais devenir Reine avant de mettre mon prédécesseur en terre. Et lorsque je me mettais à genou devant le prêtre de Plunooth, afin de me faire bénir par la Déesse que j’avais choisit de vénérer toute ma vie, je maudis intérieurement Blathamide la Jeune, d’avoir ériger des lois, qui m’empêchaient de faire mon deuil, et d’enterrer mon Père, avant de devenir Reine*.
Je prenais le sceptre Royale que me tendait le prêtre, en regardant sur le côté, ceux que je considérais comme les derniers membres de ma famille, mon garde personnel, Alec, Capitaine de mon Armée, futur Conseiller Royale, et ma Cousine du pays Ishinkeru, Lumare, venue me présenter ses condoléances.

Je me retrouvais devant un peuple qui ignorait tout de moi, et dont j’ignorais tout, mes yeux, aux pupilles argentées et non brunes, à cause de la présence de ma Cousine, regardaient ce peuple, me faire révérence, cachant son visage sur les dalles sales et froides des rues de Lancre, j’avançais jusqu’au bord de la terrasse du château Royale*, où avaient lieux les sacres et les déclarations publiques, et attendis que mon peuple « mon peuple » se relève et me fasse face. De longues secondes s’écoulèrent, puis les gens se relevèrent, me regardèrent, ma couronne d’argent sur la tête, mon diadème de diamants dans une main, le sceptre dans l’autre. Peut être attendait il un discours, ce peuple qui me découvrait aujourd’hui, peut être voulait il savoir qui était cette jeune fille, devant eux, qui prenait la succession du plus grand Rois de la Dynastie d’Occident, qui descendait d’Aetheir… Mais le peu de force que j’avais ne suffit pas à faire un discours, je hochais de la tête, en diagonale, comme pour saluer mon peuple, et lui tournait le dos, remontant les marches de la Terrasse, jusqu’à l’intérieur du château. Ce château que j’avais tant voulut quitter, et où à cet instant précis était la seule chose qui me semblait être à sa place, dans le monde de la petite fille que j’étais toujours.



« Tous se rappelleront la montée sur le Trône de la Reine Briséis, les conversations de la semaine de deuil* ne tournaient qu’autour de sa personne. Je crois, que de la nouvelle Reine, les gens n’avaient retenu que le visage. La beauté de leur Héritière (car c’est ainsi que l’on nomme le dernier descendant d’Aetheir en Occident) les avait stupéfié. Nul Roi, nulle Reine depuis Blathmaide, et probablement avant, n’avait été laid. Mais la beauté de la Reine, les avait frappés, cloués sur place, un peu comme ces (aujourd’hui trop) rares prestations de magies inconnues, qui relèvent plus de la découverte scientifique, que de l’émerveillement de nos jours, mais restent toujours des plus surprenantes.
Tout un mystère entourait l’Héritière et le fait qu’elle n’ait pas dit un mot rajoutait à l’intérêt de son peuple, la présence de l’Impératrice et du fils de l’ancien Premier Conseiller Royal de feu le Roi Kearney avait aussi joué un rôle.
Le peuple n’avait jusqu’alors jamais vu l’Héritière, feu le Roi Kearney ne l’avait jamais exposé à son peuple, la gardant au château, après les guerres civiles de religion et la montée des temples, il n’y avait plus rien de bien passionnant à raconter ou pour colporter des ragots en Occidents, en dehors des mots de voisinages et autres banalités. Mais la Reine Briséis intriguait, et suscitait un intérêt et vif chez le peuple qui fut très accueillant dans chacune des capitales qu’elle se devait de visiter pour maintenir ou changer la politique des régents dans tout Occident, sur toutes les routes du pays, les gens attendaient de voit passer son escorte, afin de revoir la Belle Reine.

Hect
or, Docteur et Historien Royal, Archive de la bibliothèque Royale d’Illiam. »

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