Edito

La quasi totalité des textes présents sont des RPs de BBS, par conséquent, beaucoup de personnages concernant les articles de Faery, FFO et Aetheir sont les personnages joueurs de membres des BBS nommés.

Les résumés de ce site sont donc des histoires racontées par moi même mais avec la participation de personnes réelles. Et les lieux nommés, hormis pour certaines régions d'Aetheir n'ont pas été créés par moi.

Ceci étant défini, bonne lecture.
Pour en savoir plus sur les BBS en question, la page de mon blog principal "Journal de Briséis" vous fournit les liens necessaires.

mardi 1 juillet 2008

Chapitre Troisième - Aetheir

Notes biographiques du Docteur Hector, historien royal d’Occident sur le sujet d’Alec Flistrañ.
Journal de Bord d’un Historien.


…Ce jeune homme d’une force et d’un intellect remarquable, me regardait comme une mouche sur son gâteau préféré, il me semblait alors, que je ne parviendrai jamais à en faire une biographie, je comprenais néanmoins ses réticences, il était encore un jeune homme, et à seulement 25 ans, que dire de sa vie ? Il savait comme moi, que nos premiers entretiens relateraient uniquement de ses origines, de la noble famille des Flistrañ. Famille déjà éprouvée, au fil des années, toujours soudée à la famille royale, intimement liée à la Politique de Miràeväl depuis la Guerre des Triplets.

Ce jeune homme, donc, je devais en faire une biographie, feu le Roi Kearney avait été très clair, son grand père et son père avaient été ses Premiers Conseillers Royaux, Alec était naturellement désigné pour être le prochain. C’est ici que commence mon œuvre. Qui je pense ne sera jamais terminée, avant le dernier souffle du Capitaine des Armées.

Lui demander de donner sa confiance à un illustre inconnu, qui plus est de nature vampirique, n'était pas facile, malgré moi, et mes pulsions naturelles au mieux étouffées par ce besoin d’être témoin de mon temps (aussi long fut il), je restais pour lui un non vivant, quelqu’un qui non seulement lui rappelait de mauvais souvenirs familiaux, mais aussi, un membre de la seule race « maléfique » autorisée à rester vivre en Occident après les guerres de Purifications, qui ont coûté cher à la famille Flistrañ.

La première chose que je pouvais écrire sur Alec Flistrañ, c’était que son visage reflétait ses pensées, et qu’il en était conscient, laissant de côté le ménagement de son interlocuteur, mettant en avant la franchise de ses yeux.

Et quels yeux, en 229 ans de non vie, je n’avais jamais vu de tels yeux, j’avais dans l’idée d’en faire un chapitre complet de sa biographie. Ses yeux avaient quelques chose de magique, non pas comme l’illumination des pupilles des Héritiers lorsqu’ils se retrouvent, mais d’encore plus ancestrale, ce jeune homme avait des yeux qui révélaient une magie datant d’avant notre temps, d’avant les Triplets, et même d’avant Aetheir. L’historien que je suis, ne pouvait pas se tromper en les regardant, ou plutôt en les subissant… Car même pour moi, un des vampires les plus puissants de Miràeväl, ces yeux là étaient intimidants. Je me promettais de rechercher toutes les informations disponibles sur ce phénomène, et demandait même à notre Reine, de me renseigner, profitant du lien étroit qui les unissait.


« Noble Docteur,

Ma majesté ignorait la mission que feu mon Père vous avait confié, et c’est avec honneur que je vous ferai part de ce que je sais d’Alec. Mon point de vue, aussi royale soit il, manquera clairement d’objectivité, car j’ai grandi avec lui.
Mais la question que vous posiez sur ses yeux m’a interpellée, en effet, Alec a des yeux incroyables, et c’est un réel plaisir de pouvoir les contempler d’aussi prêt qu’il me l’est donné.

Je ne peux malheureusement rien vous dire de leur signification mystique, mais simplement vous donner quelques exemples.
Lorsqu’on lui annonça qu’il avait perdu son père, j’étais présente, et le beau visage si facilement lisible de mon Garde, me brisa le cœur, ses yeux prirent une teinte bleu nuit, et s’il avait fallut donner une couleur à la douleur, c’est celle ci que toutes les personnes ayant vu Alec triste un jour, auraient choisit. Car non seulement ses yeux exprimaient sa détresse, comme aucun des adjectifs que j’écrirai ne le fera jamais, mais ils la rendaient palpable, nous pouvions « toucher » la violence et la douleur qu’Alec ressentait à ce moment là.

Je pourrais aussi, vous parler des nombreuses fois où le nom du Maître du chaos est prononcé, je n’aurais pu croire possible que des yeux puissent renvoyer de telles images, j’aurais dit, que ses pupilles avaient pris feu, on y voyait très nettement des flammes brûler, sans iris à l’intérieur, juste un rond de feu, dans ses yeux…

Et lorsque son humeur est vraiment joyeuse, ses yeux sont plus verts, d’un vert vif et profond, nuançant ainsi, leur gris habituel… Ou quand il s’agissait de peur, on pouvait y voir un reflet furtif de jaune pâle.

Mais si comme vous l’avez écrit, vous comptez en faire un chapitre entier de sa biographie, j’aimerai rappeler, qu’un individu n’est pas caractérisé par un point particulier de son physique, Alec n’est pas seulement un jeune homme dont les yeux gardent une magie ancienne, c’est aussi un bel homme, d’une grande intelligence, d’une grande agilité, d’une force incroyable. Mais c’est loin d’être tout, ne vous focalisez pas sur ses actions, recherchez plus loin, voyez ses choix, ses doutes, le pourquoi ainsi, vous découvrirez une personnalité hors du commun, un mental à toute épreuve, le seul homme en ce monde qui pourrait mettre un cœur royal et protégé à nu.

Son Altesse Royale,
Briséis Magrat Jane Aetheir,
Reine de Miràeväl.


Après cette lettre royale, je décidais de remettre à plutard mes recherches, en accordant la priorité à la vie passée de mon sujet. Et particulièrement à sa relation avec notre Héritière.
Alec Flistrañ n’est pas quelqu’un qui confie ses réflexions et attachements profonds aux autres, mais suite à la lecture de la lettre, je notais que ses yeux étaient plus verts lorsque nous parlions de notre Reine… Je lui demandais donc, comment il vivait sa proximité avec Elle, et avec feu le Roi Kearney de son vivant.

« La famille royale, fait entièrement partie de ma vie, de ma personnalité, j’en ai peur, feu le Roi Kearney, était comme un oncle ou un grand cousin pour moi, ne mâchant pas ses mots pour me parler, je ne sais pas comment il me voyait, mais je sais qu’il avait beaucoup d’affection pour mon père, je me rappelle que quand j’étais petit il me regardait avec beaucoup de tolérance, je n’étais qu’un gamin qui courait dans son château, qui joutait contre les peintures des nobles du château, les prenant comme adversaires, parce qu’ils étaient forts, et glorieux… Il m’a d’ailleurs demandé pourquoi je choisissais mes adversaires imaginaires comme étant les plus grands guerriers d’occident, et le petit garçon que j’étais, intimidé par mon roi, mais incapable de mentir à un Descendant, lui a répondu honnêtement, que c’était pour être aussi fort que mon père et Lui. Ce jour là, il me dit que je serai fort, et que je n’avais pas besoin de me battre contre des tableaux pour le devenir, c’était en moi, et pour Lui prouver ma grandeur, je devais assurer la sécurité de Sa fille. Chose que je fit dès qu’elle fût en âge de marcher… ou plutôt de courir.

Pour l’Héritière, c’est différent, je m’étonne de ne pas la considérer comme une sœur à protéger, comme j’ai toujours été là pour la relever ou pour être complice ou victime de ses aventures de jeune Princesse… peut être parce que chaque jour, Elle me prouve un peu plus qu’Elle n’a pas besoin d’être protégée… Au fond, j’avouerai que c’est assez frustrant, d’être devenu le meilleur guerrier d’Occident et de ne pas être à la hauteur de ma Reine, que pourtant, j’ai vu grandir, et avec qui j’ai grandit.

Cela étant, je mesure la position privilégiée où je me trouve. Et c’est ma plus grande fierté.»


Je ne pouvais lui en faire dire plus, je cherchais donc, comme initialement prévu, l’histoire de sa famille, chose facile en ce qui concernait son père, dont j’avais été le biographe aussi, mais qui devenait problématique lorsqu’il s’agissait du Flistrañ qui avait connu le Premier, et qui était non mort en Terres Anarchiques.

Je ne pouvais évidemment pas négliger ce qui faisait la force mentale et la volonté furieuse d’Alec à marcher droit, et à être digne de ses aïeux et de son rôle en Miràeväl, et cette caractéristique était évidente depuis la lettre de l’Héritière. Sa haine viscérale pour Mauldraz, était le stimulant d’Alec sur le plan de carrière militaire, chaque entraînement, chaque concours, chaque joute, le faisait un peu plus victorieux, puisqu’il imaginait se battre contre le Maître du chaos. Cette créature qui lui avait prit son père.

Il y a de cela quelques années, pendant son entraînement militaire, pendant lequel, Alec se montrait plus que précoce et doué, son père disparu, dans la pire circonstance qu’il pouvait exister pour un Conseiller et Guerrier de sa trempe, c’est le Maître du chaos, qui en fit un non vivant, comme Proinsias, son aïeul, avant lui. Alec n’avait alors que 19 ans. Comme il me l’expliquait plutard, lorsque je réussis à avoir sa confiance, depuis son enfance, il vivait avec la crainte de ne jamais revoir son père, à chaque fois qu’il partait avec feu le Roi, en effet, sa famille avait toujours été fidèle aux descendants d’Aetheir, et peu importait leurs pays, (ainsi, lors de sa rencontre avec l’Impératrice d’Ishinkeru, bien que son pays soit Miràeväl, il montra grand respect à Lumare Aetheir) elle avait toujours été aux cotés de nos Rois, depuis l’amitié entre le Premier et leur ancêtre, et était inscrite dans leurs gènes. Et parallèlement, sa haine pour Mauldraz, s’était elle, inscrite dans son tempérament, plus violente que jamais, le jour funeste où il ne put mettre son père en terre après la cérémonie funèbre, sans corps à pleurer, sans âme à qui offrir le repos.

Pour assurer ma théorie, en dehors du témoignage indiscutable de notre Reine, lors d’un entraînement, auquel j’assistais, et qui aurait pu être la dernière chose que j’aurais vu si la Reine ne m’avait pas sauvé, je gardais dans ma sacoche un livre sur les Terres Anarchiques, avec l’emblème du Culte de Mauldraz sur la page de couverture, je le sortis donc de ma sacoche, au moment où Alec et la Reine tournaient, l’Héritière me faisant dos, Alec face à moi, son épée en bois dans la direction de notre Altesse, son regard gris-vert un instant distrait de leur lutte pour s’attarder sur moi, et l’ouvrage massif que je tenais ouvert devant moi.

Sa rapidité pris le Vampire que je suis au dépourvu, je me dois de l’avouer, son épée en bois passa en travers du livre et me traversa le corps, juste sous le cœur, et pris dans son élan, il continuait à courir au vitrail qui me cachait de la lumière du soleil à quelques mètres derrière moi, m’y empala avec une rage digne des colère que Yoenaï inflige aux pêcheurs lors des pires tempêtes de mer. Je sentais mon dos brûler aux endroit ou le solide vitrail avait cédé, et voyais dans les yeux de mon assaillant, les pires flammes que même l’enfer où j’irai après ma non vie ne pouvaient renfermer. C’est alors que je vis la main de ma Reine, se poser sur l’épaule d’Alec, ses yeux exprimant une profonde tristesse, à son contact, les yeux d’Alec passèrent du noir d’encre à leur gris vert habituel en sa présence, il se détourna de moi, qui me consumais lentement, et sortit d’un pas ferme de la salle d’entraînement. Briséis Magart Jane me regarda dans les yeux, le regard dur, attrapa de sa main valide l’épée qui à quelques centimètres aurait pu me tuer, la tira vers elle, la jeta au loin, dans quelques goûtes de sang coagulé, et me regarda choir du vitrail au sol. De son pied, elle m’écarta du rayon de lumière du soleil, et quitta à son tour la salle, sans un mot.

Je comprenais alors, que qui s’en prendrait à Alec, se retrouvait dans une situation des plus dangereuse en Miràeväl… car tout le temps que dura ma souffrance et même l’aggression, aucun des chevaliers présents, ne fit le moindre mouvement, après les sorties de la Reine et de son Garde, personne ne bougea, certains mes regardaient même l’air de penser que j’avais mérité un tel traitement.
Le respect que j’observais pour le capitaine des armées, me donna l’envie d’être patriote, malgré ma blessure, et l’affront que je venais de faire.
Alec Flistrañ est la personne que les jeunes miliciens et les écuyer veulent devenir.

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